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27/05/2007

L'Eglise se délite 2

L’Église se délite (2) le 27 mai 2007

J’ai le plus grand respect pour une hostie consacrée.

 

 

Un responsable des cours de religion d’un grand collège catholique répond à ma question « croyez-vous encore à la présence réelle ? » par la phrase : « j’ai le plus grand respect pour une hostie consacrée ! » Dont acte. Le rejet de la présence réelle dans l’eucharistie, c’est la pierre d’angle retirée, c’est la raison des lézardes de l’édifice. Plus rien ne peut tenir ensemble désormais. Une analyse logique simple le fait apparaître dans toute sa lumière.

 Pourquoi autoriser les divorcés remariés à recevoir la communion ? Première raison : l’Église, quelque part, ferme les yeux sur le  divorce. De toutes parts on signale des « bénédictions » accordées, aux remariés par des prêtres compatissants. Il y a tant d’histoires navrantes dans ce domaine. Faut-il vivre seul et chaste en « cocu chrétien »  ou, refaire sa vie ? La question de la communion tombe d’elle même si on ne croit plus à la présence réelle. On ne reconnaît pas le divorce mais, de toute manière,  on ne leur donne qu’un morceau de pain, consacré il est vrai, mais pain quand même. La confession est reléguée au rang des vieilles lunes ? Normal, il n’est plus nécessaire d’être en état de grâce (On va me demander de quoi je parle) pour communier puisqu’il ne s’agit que de pain. Le secret de la confession, c’était du pur baratin. Quel ridicule que d’aller raconter ses péchés intimes à un curé libidineux ! Supprimons ce « tribunal de la pénitence » et vendons les confessionnaux. Le baptême ? Tout le monde peut et a toujours pu l’administrer. La confirmation ? Il faut un évêque. Il y en a toujours. Le mariage, nous en parlons ci-dessus et dans la partie 1. À la limite, comme ce sont les époux qui se confèrent ce sacrement, ils pourraient le faire en privé, comme le raconte Casanova, quand il épouse une jeune religieuse. Le sacrement de l’Ordre ? Voilà la grande affaire ! « Tu es sacerdos in aeternum » (tu es prêtre pour l’éternité) dit l’évêque lors de l’ordination. Prêtre pourquoi faire ?

 

Puisque le sacrement de l’eucharistie n’existe plus. C’était le seul sacrement où le prêtre était irremplaçable. Il avait le pouvoir de changer le pain et le vin dans le corps et le sang du Christ. Maintenant que ce n’est plus qu’un symbole, n’importe quel laïque peut suffire. Pourquoi tout ce tamtam sur le manque de vocations ? Un simple chômeur peut faire l’affaire, cela créerait des emplois. Comme les prêtres assermentés de la Révolution, il n’est même pas nécessaire d’avoir la foi. Tous les curés l’ont-ils encore ?Quand je pose la question de la présence réelle, en réponse, je ne reçois que des haussements d’épaule. Encore un tordu qui se tracasse. L’ancien monde vient de s’écrouler et il ne faudrait pas se tracasser ?   Clausewitz

 

 

09:39 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (4)

Commentaires

Je crois en la présence "réelle"dans le pain consacré..Le tout est d'essayer de comprendre un peu ce que signifie "présence" et surtout "réelle"..?

Le monde va..et nous allons avec lui..

Le dynamisme est la vie..Le mouvement est aussi dans la pensée..

Surtout être toujours prêt au mouvement..Tant que c'est possible..Pas n'importe comment..Avec bonne volonté..

Écrit par : laine | 27/05/2007

Je crois en la présence réelle..Reste à voir le sens de "présence" et "réelle"..?

Écrit par : laine | 27/05/2007

La présence réelle est concrétisée par le mot transsubstantiation. C'est la transformation du pain et du vin en le corps et le sang de Jésus-Christ. C'est clair, non? Citons le concile de Trente: Transformation de la substance du pain et du vin en celle du corps et du sang de Jésus-Christ, dans l'eucharistie. (Dogme défini en 1551) Il n'est pas question d'ergoter sur le mot "réelle" ni "présence". Vous croyez en la transsubstantiation ou non ? Si c'est non, vous ne croyez plus en la présence réelle et vous ergotez pour justifier tous les abandons. Christian Oosterbosch.

Écrit par : Christian Oosterbosch | 27/05/2007

La présence réelle est concrétisée par le mot transsubstantiation. C'est la transformation du pain et du vin en le corps et le sang de Jésus-Christ. C'est clair, non? Citons le concile de Trente: Transformation de la substance du pain et du vin en celle du corps et du sang de Jésus-Christ, dans l'eucharistie. (Dogme défini en 1551) Il n'est pas question d'ergoter sur le mot "réelle" ni "présence". Vous croyez en la transsubstantiation ou non ? Si c'est non, vous ne croyez plus en la présence réelle et vous ergotez pour justifier tous les abandons. Christian Oosterbosch.

Écrit par : Christian Oosterbosch | 27/05/2007

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