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06/06/2007

vacciner qui? Contre quoi?

Vacciner qui ? Contre quoi ?

 

 

6 mai 2007-06-05

 

Il est parfois difficile de répondre à la question « faut-il ou non vacciner ce patient ? » Il y a les vaccins évidents, incontournables, tels que le tétanos et jadis la variole. Il y a les vaccins obligatoires comme la polyo. Il y a les vaccins qui sont devenus d’usage comme la rougeole, la rubéole et les oreillons. Une mention spéciale pour la rubéole, maladie bénigne mais qui provoque des malformations fœtales quand la mère la contracte pendant sa grossesse. Avant la vaccination, les Anglais qui sont toujours en première ligne en matière de prévention, organisaient des camps de rubéoleuses où devaient séjourner les petites filles non pubères. Des vaccins plus récents posent certains problèmes que le médecin doit résoudre quand on le consulte. Le vaccin contre l’hépatite B par exemple. On a décrit des complications graves telles que la sclérose en plaque. Il y a eu, en France, des procès en réparation. Pour les étudiantes infirmières, les médecins, l’exposition fréquente au virus apporte la réponse : il faut vacciner et assumer le risque. Pour les autres que faire ? Les parents vous interrogent. Il faut leur dire que l’hépatite B n’est pas seulement transmise par le sang et une piqûre d’aiguille, elle peut aussi l’être par contact sexuel. La réponse n’est pas simple. Problème aussi pour la méningite à méningocoques, le plus souvent foudroyante. Qui prendra, malgré les quelques rares complications du vaccin, le risque d’en refuser l’administration ?

 

Il y a aussi le prix. Il y a quelques jours, nous avons parlé du prix prohibitif (16400FB) du vaccin contre le virus HPV. Ce vaccin protège incomplètement les femmes du cancer du col de la matrice. En dehors du prix, c’est un vaccin intéressant mais incomplet. Ce n’est pas comme le tétanos. Pendant la guerre 40-45 : pas un seul cas de tétanos dans l’armée américaine où tout le monde était vacciné, de nombreux cas de tétanos dans l’armée allemande où on ne l’était pas. Vaccin complètement atoxique (rarement une poussée de température) il n’y a pas d’excuse à s’en passer. Idem pour la fièvre jaune : le vaccin est obligatoire pour les zones endémiques. Il est très efficace. Il protège, pratiquement à vie, contre une maladie le plus souvent mortelle. C’est loin d’être aussi absolu pour de nombreux autres vaccins qui protègent plus ou moins ; qu’il faut recommencer ; qui changent la nature de la maladie. La rougeole, par exemple, fait parfois apparaître la maladie à l’âge adulte. On se demande parfois ce que l’on a gagné à vacciner. Il y a enfin le fameux vaccin contre la grippe, dont un professeur de virologie maintenant retraitée, disait : « ce vaccin, comme tous les vaccins, ne protège que des souches contre lesquelles il est fabriqué et elles ne représentent que moins de 1% des souches de l’influenza qui courent dans notre pays. » Elle ajoutait en souriant : je crois que je suis interdite de séjour en Hollande (fabricant mondial du vaccin). Les médecins se vaccinent eux-mêmes rarement. Il est à noter qu’ici, comme dans bien d’autres domaines, mettre en doute l’efficacité de ce vaccin, c’est du révisionnisme. Cela sera sans doute bientôt interdit par les tribunaux. Clausewitz.

 

21:55 Publié dans Médecine | Lien permanent | Commentaires (0)

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