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10/06/2007

Le dopage, un jeu où tout le monde triche

Le dopage, un jeu où tout le monde triche

 

 

9 juin 2007

 

 

Tout le monde se dope. Le challenge c’est de ne pas se faire prendre. Les sportifs sont soumis en permanence à une véritable inquisition. On peut visiter leur maison sans mandat, leur voiture, les faire uriner, leur prélever du sang. S’ils se mettent des gouttes dans le nez, ils sont menacés de suspension (authentique). Récemment un coureur espagnol a été suspendu parce qu’il soignait son asthme d’effort alors qu’il avait l’autorisation des médecins de son pays. Et tout cela au nom de quoi ? De la morale ? De la protection des sportifs ? De l’égalité devant l’effort ? Se doper c’est se donner les moyens de gagner une compétition en trichant ? S’il suffisait de se doper pour gagner cela se saurait. Il y a le précédent de Ben Johnson vainqueur et recordman du monde du 100 mètres à Séoul en 1988. Il était Canadien. Il fut reconnu coupable de dopage. Il était surtout coupable d’avoir battu Carl Lewis,  la vedette américaine de l’épreuve. Ben Johnson a toujours prétendu que Lewis avait subtilisé ses urines. Impossible de trancher évidemment, mais ce fait illustre toute l’image de l’antidoping où on contrôle qui on veut, où les labos sont suspects de favoritisme ou, plus simplement, de silence. Pourquoi n’a-t-on dénoncé Neil Armstrong de dopage qu’après 5 victoires au Tour de France ? Il était dopé et personne ne le savait ? Personne ne le disait en tous cas. Quand on contrôle c’est que cela rapporte à quelqu’un de contrôler ou de ne pas contrôler. De toute manière c’est la bouteille à encre. Ce  qui est certain, c’est que tout le monde se dope. L’industrie de l’antidopage est tellement coûteuse qu’elle peut obérer le sport. Ne pourrait-on placer cet argent dans de nouveaux équipements sportifs qui font encore si cruellement défaut ? Les donneurs de leçon, les professeurs de morale ce sont ces gens qui ont vendu à Coca-Cola les Jeux Olympiques du 100ème anniversaire alors qu’ils revenaient de droit à Athènes. La Suisse encore une fois montre le chemin. Au lieu de cette nouvelle inquisition, les autorités helvétiques essaient de combattre le dopage comme on combat le tabagisme ou l’alcoolisme, par des conseils et des mesures préventives. Je crains que cela n’arrive pas plus chez nous que dans la lutte contre la drogue. Pour lutter contre le dopage, il faudrait des incorruptibles comme lors de la prohibition. N’est-ce pas chez nous une espèce en voie de disparition ?   Clausewitz

 

 

 

 

 

00:18 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

J'ai eu la chance de parler à Genève à un représentant du co international. Il me disait que les traficants de produits dopants avaient toujours une longueur d'avance sur les tests de dépistage et qu'ils étaient conscients, sans pouvoir le prouver, que tous les athlètes de haut niveau étaient dopés. Dont acte.

Écrit par : Hugues Oosterbosch | 12/06/2007

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