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17/06/2007

Vacances jusqu'au 2 juillet 2007

Je suis en vacances jusqu'au 2 juillet. Merci à mes lecteurs et commentateurs.

 

Clausewitz

15/06/2007

Le kit d'euthanasie: pas une plaisanterie!

 

Plusieurs amis se sont étonnés de mon blog sur l’euthanasie et de son mode d’emploi. Certains pensaient qu’il s’agissait d’une prophétie. D’une vision pessimiste de l’avenir. Et bien non ! Le kit d’euthanasie existe bel et bien. Il suffit d’interroger une pharmacie socialiste ainsi que je l’ai fait tout à l’heure. « Oui, m’a répondue la pharmacienne  (pharmacies populaires liégeoises). Nous pouvons disposer du kit d’euthanasie dont vous me parlez. Il s’agit bien de l’administration de pentothal pour anesthésier le patient et de curare pour le tuer par arrêt respiratoire. Aucun médecin ne nous en a fait la demande. Je pense que la méthode est lourde et demande une intervention personnelle devant laquelle le praticien recule. Ils semblent préférer l’administration de dormicum et de morphine. » Interrogé le responsable des généralistes du coin a exprimé sa surprise. Il n’a jamais entendu parler d’un confrère qui aurait pratiqué une euthanasie brutale dans le sens prévu par la loi. Souvent, il s’agit de soulager la souffrance d’un malade en fin de vie. On augmente les doses de morphine en prenant le risque qu’elles finissent par être létales. Il ne s’agit pas d’euthanasie. Tout au plus d’orthothanasie, ce qui a toujours été considéré comme tout à fait légal et compassionnel. Nous refusons l’acharnement thérapeutique. Par exemple alimenter par sonde un patient dans le comas. Le cas du patient polonais qui se réveille après plusieurs années doit tout de même nous faire réfléchir. L’euthanasie sensu stricto c’est un meurtre, c’est à dire selon Robert, l’action de tuer volontairement un être humain. Habillons ce meurtre de tous les euphémismes dont notre société est friande, cela reste un meurtre. Pourquoi avoir peur des mots ? Je suis là au chevet de mon patient ; je branche un dispositif et je le déclenche. Après quelques minutes, il est mort. C’est un meurtre. Quand j’essaye de soulager les souffrances de quelqu’un et que  j’atteins la dose mortelle, c’est un choix. Mon but n’est pas de le tuer mais de soulager sa souffrance. Je suis dans la ligne d’Hippocrate : « Sedare dolorem divinum opus » (Soulager la souffrance est une œuvre divine). C’est peut-être sa plus belle sentence. Elle résume toute la médecine. Le kit d’euthanasie et toutes les palinodies autour de l’euthanasie me semblent bien suspects. C’est l’autorisation de tuer donnée à certains médecins, à certaines institutions. C’est  le point de départ de la liquidation des incurables, des vieux, des anormaux, des fous, des déprimés (c’est commencé) des opposants politiques. Quand on en est là, il n’y a plus aucun respect de la vie. Il n’y a qu’en Belgique et qu’en Hollande que l’euthanasie a commencé. Le conseil de l’Europe l’a repoussée après des débats longs et circonstanciés. Un argument inattendu des opposants : comment accepter l’euthanasie alors que nous voulons abolir la peine de mort ? N’y a-t-il pas des criminels incurables que l’on pourrait euthanasier en fonction de cette loi ?  Clausewitz

 

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Kit d'euthanasie, mode d'emploi

15 juin 2007

 

 

L’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité (ADMD) a estimé qu’il y avait beaucoup trop peu d’euthanasies en Belgique. En association avec la chaîne de pharmacies socialistes Multipharma, elle a décidé de mettre sur le marché un kit d’euthanasie pour faciliter le travail des médecins qui auraient des problèmes techniques pour donner la mort. On n’a guère parlé de la composition de ce kit. Le principe est le suivant : grâce à 3 petits baxters et une aiguille à trois direction, on commence par endormir le patient avec du pentothal (le commentaire explique que dans 90% des cas, à cette dose, le sujet est mort). S’il résiste, on libère le contenu du second baxter et on injecte du norcuron, dérivé du curare, un poison de flèche des Indiens d’Amazonie. Le curare a la propriété de bloquer les muscles. Le patient est asphyxié par la paralysie des muscles de la respiration. Le troisième baxter, de liquide  physiologique, ne sert qu’à rincer les canalisations avant de retirer l’aiguille.

 

Les conseils de l’Ordre des Médecins et des Pharmaciens ont réagi à l’introduction de ce kit en pharmacie. La presse en a parlé. Nous n’avons relevé nulle part l’indignation que l’on aurait pu attendre devant une mesure aussi extravagante. La presse internationale réagit plus que nous. Il est vrai que la Belgique (Dutrouxland) est tellement habituée aux horreurs que plus personne ne réagit à rien. À noter, trois malades dépressifs viennent d’être « euthanasiés » en Flandre , cela n’a provoqué que des haussements de sourcil. L’évolution que nous avons prévue dans notre blog précédent, est inexorablement en marche. « Et c’est vrai, à la fin, que tous ces vieux dans les asiles coûtent vraiment très très cher »(Sic)

 

En ces temps d’imposture universelle, dire la vérité est un acte révolutionnaire (G. Orwell)   Clausewitz

 

 

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12/06/2007

L'enthanasie, notre honte

L’euthanasie, notre honte à tous

 

Le 12 juin 2007

 

 

À l’occasion de la mort de notre regretté dr André Wynen, nous nous devons de souligner un de ses derniers combats, celui contre l’euthanasie. Que des médecins soient obligés par des politiciens corrompus à donner la mort à leurs malades et,  véritable obscénité, que l’on puisse se procurer en pharmacie des kits pour tuer les gens est à proprement parler inconcevable. Les journalistes médicaux à la botte en font une  affaire de religion. Ils ridiculisent les « médecins qui ont la foi » qui seuls résistent encore à la liquidation des incurables. Aujourd’hui, 12 juin, dans la Journal du Médecin (sic) la manchette : Les Belges de plus en plus favorables à l’euthanasie. Les convictions religieuses ou philosophiques de certains médecins représentent néanmoins un frein important au recours aux médicaments létaux. Heureusement, il y a encore des médecins avec une conscience. On peut ironiser sur leur sens moral en l’habillant des mots « religion »  ou « philosophie », il n’en reste pas moins vrai que ces hommes résistent au tsunami d’amoralité qui balaye nos politiciens. Nous voyons poindre à l’horizon la liquidation des vieux dans les homes. Les instances de la « santé publique » disent qu’ils coûtent vraiment très très cher. Les regards se tournent vers les anormaux et les handicapés. On avorte déjà à la moindre suspicion d’anomalie. Tout cela ne vous rappelle-t-il rien ? La liquidation des fous, des anormaux, des incurables, des Juifs, des Tsiganes, cela ne vous rappelle vraiment rien ? Et bien nous y sommes ! Il n’a pas fallu 60 ans pour que cette  culture nous envahisse. Et cela ne fait que commencer. Clausewitz

 

 

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10/06/2007

Le dopage, un jeu où tout le monde triche

Le dopage, un jeu où tout le monde triche

 

 

9 juin 2007

 

 

Tout le monde se dope. Le challenge c’est de ne pas se faire prendre. Les sportifs sont soumis en permanence à une véritable inquisition. On peut visiter leur maison sans mandat, leur voiture, les faire uriner, leur prélever du sang. S’ils se mettent des gouttes dans le nez, ils sont menacés de suspension (authentique). Récemment un coureur espagnol a été suspendu parce qu’il soignait son asthme d’effort alors qu’il avait l’autorisation des médecins de son pays. Et tout cela au nom de quoi ? De la morale ? De la protection des sportifs ? De l’égalité devant l’effort ? Se doper c’est se donner les moyens de gagner une compétition en trichant ? S’il suffisait de se doper pour gagner cela se saurait. Il y a le précédent de Ben Johnson vainqueur et recordman du monde du 100 mètres à Séoul en 1988. Il était Canadien. Il fut reconnu coupable de dopage. Il était surtout coupable d’avoir battu Carl Lewis,  la vedette américaine de l’épreuve. Ben Johnson a toujours prétendu que Lewis avait subtilisé ses urines. Impossible de trancher évidemment, mais ce fait illustre toute l’image de l’antidoping où on contrôle qui on veut, où les labos sont suspects de favoritisme ou, plus simplement, de silence. Pourquoi n’a-t-on dénoncé Neil Armstrong de dopage qu’après 5 victoires au Tour de France ? Il était dopé et personne ne le savait ? Personne ne le disait en tous cas. Quand on contrôle c’est que cela rapporte à quelqu’un de contrôler ou de ne pas contrôler. De toute manière c’est la bouteille à encre. Ce  qui est certain, c’est que tout le monde se dope. L’industrie de l’antidopage est tellement coûteuse qu’elle peut obérer le sport. Ne pourrait-on placer cet argent dans de nouveaux équipements sportifs qui font encore si cruellement défaut ? Les donneurs de leçon, les professeurs de morale ce sont ces gens qui ont vendu à Coca-Cola les Jeux Olympiques du 100ème anniversaire alors qu’ils revenaient de droit à Athènes. La Suisse encore une fois montre le chemin. Au lieu de cette nouvelle inquisition, les autorités helvétiques essaient de combattre le dopage comme on combat le tabagisme ou l’alcoolisme, par des conseils et des mesures préventives. Je crains que cela n’arrive pas plus chez nous que dans la lutte contre la drogue. Pour lutter contre le dopage, il faudrait des incorruptibles comme lors de la prohibition. N’est-ce pas chez nous une espèce en voie de disparition ?   Clausewitz

 

 

 

 

 

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08/06/2007

campagne électorale: ad nauseam

Campagne électorale: ad nauseam

 

Le 8 juin 2007

 

 

Elle se termine cette campagne ? Pas une seule idée nouvelle si ce n’est qu’il ne faut surtout pas que le planète se réchauffe. Nous allons tous ensemble prier St Expédit. En l’an 2050, c’est presque (mais pas tout à fait) juré, on aura réduit l’effet de serre pour limiter le réchauffement à 1 ou 2 degrés. Je suis tellement anxieux de ce résultat. Dans 43 ans ! Quelle belle perspective! Nicolas Sarkozy triomphe. Il a arraché cette concession au terrible Bush. Lequel ne s’est engagé qu’à une chose : il ne s’y opposera pas ! (D'ailleurs, il sera mort depuis longtemps). Plus personne n’a le sens de l’humour ! Les journalistes rapportent tout cela sans rire. C’est une immense victoire ! Nous ne pouvons que constater une chose : l’incommensurable bêtise humaine. Deux degrés, (je crie fort, cela ne sera peut-être qu’un seul degré) en diminuant l’effet de serre, en diminuant la production de CO2. Avons-nous pensé à ce que sera la production d’énergie dans cinquante ans ? Utiliserons-nous encore le pétrole ? Les centrales nucléaires seront-elles toujours les mêmes ? Et les piles à combustible et l’hydrogène et l’énergie solaire et l’énergie géothermique et peut-être la fusion ? Que savons-nous de ce que sera la vie dans cinquante ans ? Et les Chinois, et les Indiens? Que savons-nous de nos besoins futurs ? Quasi rien !  La relation entre la production de CO2 et le réchauffement est-elle linéaire ? N’y a-t-il pas d’autres facteurs en cause ? Quand je vois les écolos donner des leçons aux autres partis qui baissent l’oreille, je ne peux m’empêcher de rire ; comme quand les communistes français donnaient, et donnent encore, des leçons de démocratie aux autres partis qui eux non plus ne riaient pas. Les intégristes écologistes, comme dit Claude Allègre, fulminent des excommunications en série pendant qu’Al Gore vole, comme tous les présidents de secte, dans son jet privé. Il annonce que dans cent ans Manhattan sera noyée sous six mètres d’eau. Qu’en sait-il le bougre ? Une chose est sûre : son commerce marche et ce n’est pas tout à fait négligeable. Le catastrophisme a encore de beaux jours devant lui. Les hommes adorent. Je me suis laissé dire qu’un journal anglais avait décidé de ne publier que de bonnes nouvelles. Il a immédiatement fait faillite. Cela vous étonne-t-il ? Clausewitz

 

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La fin du secret médical

La fin du secret médical

 

8 juin 2007

 

 

« On vient d’opérer ta mère des organes ! » confie Christiane J. à Chantal O. ex copine de classe. « Comment le sais-tu ? » demande Chantal. « Je travaille aux mutualités C. J’ai suivi tout son dossier. » Tu en avais la charge ? » « Non, mais quand j’ai vu passer son nom je me suis renseigné. Maintenant, j’en sais peut-être plus que toi ! » Deux hommes peuvent garder un secret à condition de tuer un des deux ! dit Shakespeare dans Roméo et Juliette. Si le médecin conseil est dépositaire du diagnostic et tenu au secret, les innombrables secrétaires qui l’entourent, sont elles aussi tenues au secret, ratiocine le conseil de l’ordre des médecins. Tout le monde est tenu au secret. Cela signifie que tout le monde est au courant. Il n’y a plus de secret ! Un médecin de mes amis consulte un endocrinologue pour son diabète. Deux semaines plus tard, son fils apprend au CHU que son père est diabétique. Tout l’hôpital est au courant. Tout le monde est évidemment tenu au secret. Défense de rire. Le conseil national a encore reculé sur un point. Le lobby des assurances a réussi à le convaincre que les médecins devaient inscrire le diagnostic de la mort sur le certificat de la compagnie. Elle menaçait de ne pas payer les indemnités aux ayant droits. Jadis, les médecins devaient refuser ce diagnostic. Je devrais plutôt dire auraient dû refuser ce diagnostic car les médecins révèlent à tous les vents tout ce qui concerne leur malade. Il faut aller vite pour le leur demander deux fois. Tout le monde croit que le patient peut relever le médecin du secret professionnel. Rien n’est plus faux. Le secret est d’ordre public. Qu’est-ce que cela peut bien vouloir dire ? Cela signifie qu’il faut respecter le secret en tout temps pour ne pas attirer l’attention sur le cas où on s’y réfère. Il faut que le patient soit certain que le médecin ne le trahira pas. Si je mentionne la maladie sur mes certificats d’incapacité de travail, ainsi que le conseil de l’ordre maintenant m’y oblige, je vais me retrouver dans la situation suivante : grippe, grippe, grippe, angine, secret professionnel (ce qui signifie immédiatement HIV positif) grippe, grippe. La doctrine du secret professionnel est morte et bien morte. Dans les plus hautes instances déontologiques, personne ne sait plus exactement ce que cela veut dire et les professeurs de droit privé qui expliquaient jadis si clairement les choses sont tous morts. Ils ont été remplacés par des juristes imprécis qui donnent toujours l’impression de gérer du droit coutumier. Y a-t-il un remède à tout ceci ? Je crains bien que non. De petites reculades en petites reculades, les plus hautes instances ordinales ont abandonné un secret médical qui, dans les faits, n’existait plus depuis longtemps. On demande le diagnostic ? Voilà le diagnostic. Si vous avez une maladie que vous ne voulez pas que l’on révèle, allez vous faire soigner dans un endroit où on ne vous connaît pas, à l’étranger peut-être. Que cela change ? Non, plus rien ne changera. Comme dit un collègue, c’est Dutroux land…Clausewitz

 

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07/06/2007

Le capitaine Haddock premier ministre?

Le capitaine Haddock, premier ministre ?

 

 

Le 7 juin 2007

 

 

Les murs et les fenêtres de l’arrondissement de Liège sont couverts de l’image d’un célèbre ivrogne qui se couvrit de gloire lors d’une émission postélectorale tardive et déjà bien arrosée. « C’est un bon vivant ! » disent les Principautaires qui ont toujours adoré les alcooliques à commencer par le célèbre Tchantchèt qui se pétait au pèket. Loin de moi l’idée sournoise de mettre en doute l’efficacité politique de l’oenophile susmentionné, je crois que son succès, que l’on peut prévoir énorme, sera dû beaucoup plus à son ivrognerie qu’à son sens de la gestion politique. Pour être élu il faut être ivrogne ! Il peut suffire aussi d’être plus ou moins truand, de tenir une maison de rendez-vous ou, plus simplement d’être pédophile. Reconnaissons que l’ivrognerie est le plus sympathique de tous ces vices. Mais il ne faut pas faire semblant ! Je me souviens d’une séquence tv aux fêtes du 15 août en Outre-meuse où un certain Didier Reynders faisait, devant la camera, des à fond de péket. « Bidon, monsieur le ministre, bidon ! Qui nous prouve que ce n’était pas de l’eau du robinet ? » Il faut non seulement boire mais il faut être ivre et débiter de gentilles âneries. L’ivrogne qui couvre nos murs est inégalable dans le parler bredouillant et mouillé. Une pensée soudaine me vient. La sympathie pour les ivrognes ne vient-elle pas de Hergé et de son capitaine Haddock, mille sabords ? Quel tsunami électoral si ce célébrissime ivrogne se présentait aux élections ? Bien que ce soit au whisky, il serait certainement choisi par le Roi pour le poste de premier ministre. Serait-il plus malfaisant que les buveurs d’eau ? Clausewitz

 

 

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06/06/2007

vacciner qui? Contre quoi?

Vacciner qui ? Contre quoi ?

 

 

6 mai 2007-06-05

 

Il est parfois difficile de répondre à la question « faut-il ou non vacciner ce patient ? » Il y a les vaccins évidents, incontournables, tels que le tétanos et jadis la variole. Il y a les vaccins obligatoires comme la polyo. Il y a les vaccins qui sont devenus d’usage comme la rougeole, la rubéole et les oreillons. Une mention spéciale pour la rubéole, maladie bénigne mais qui provoque des malformations fœtales quand la mère la contracte pendant sa grossesse. Avant la vaccination, les Anglais qui sont toujours en première ligne en matière de prévention, organisaient des camps de rubéoleuses où devaient séjourner les petites filles non pubères. Des vaccins plus récents posent certains problèmes que le médecin doit résoudre quand on le consulte. Le vaccin contre l’hépatite B par exemple. On a décrit des complications graves telles que la sclérose en plaque. Il y a eu, en France, des procès en réparation. Pour les étudiantes infirmières, les médecins, l’exposition fréquente au virus apporte la réponse : il faut vacciner et assumer le risque. Pour les autres que faire ? Les parents vous interrogent. Il faut leur dire que l’hépatite B n’est pas seulement transmise par le sang et une piqûre d’aiguille, elle peut aussi l’être par contact sexuel. La réponse n’est pas simple. Problème aussi pour la méningite à méningocoques, le plus souvent foudroyante. Qui prendra, malgré les quelques rares complications du vaccin, le risque d’en refuser l’administration ?

 

Il y a aussi le prix. Il y a quelques jours, nous avons parlé du prix prohibitif (16400FB) du vaccin contre le virus HPV. Ce vaccin protège incomplètement les femmes du cancer du col de la matrice. En dehors du prix, c’est un vaccin intéressant mais incomplet. Ce n’est pas comme le tétanos. Pendant la guerre 40-45 : pas un seul cas de tétanos dans l’armée américaine où tout le monde était vacciné, de nombreux cas de tétanos dans l’armée allemande où on ne l’était pas. Vaccin complètement atoxique (rarement une poussée de température) il n’y a pas d’excuse à s’en passer. Idem pour la fièvre jaune : le vaccin est obligatoire pour les zones endémiques. Il est très efficace. Il protège, pratiquement à vie, contre une maladie le plus souvent mortelle. C’est loin d’être aussi absolu pour de nombreux autres vaccins qui protègent plus ou moins ; qu’il faut recommencer ; qui changent la nature de la maladie. La rougeole, par exemple, fait parfois apparaître la maladie à l’âge adulte. On se demande parfois ce que l’on a gagné à vacciner. Il y a enfin le fameux vaccin contre la grippe, dont un professeur de virologie maintenant retraitée, disait : « ce vaccin, comme tous les vaccins, ne protège que des souches contre lesquelles il est fabriqué et elles ne représentent que moins de 1% des souches de l’influenza qui courent dans notre pays. » Elle ajoutait en souriant : je crois que je suis interdite de séjour en Hollande (fabricant mondial du vaccin). Les médecins se vaccinent eux-mêmes rarement. Il est à noter qu’ici, comme dans bien d’autres domaines, mettre en doute l’efficacité de ce vaccin, c’est du révisionnisme. Cela sera sans doute bientôt interdit par les tribunaux. Clausewitz.

 

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04/06/2007

Pivot ne reviendra plus

Pivot ne reviendra pas

 

4 juin 2007

 

 

C’était une émission tardive, trop tardive. Il fallait quand même travailler le lendemain. Mais quel régal ! Quel délice ! Bernard Pivot présentait ses auteurs  et les laissait parler. Il ne pérorait jamais sur son nombril à lui, Pivot. Il n’expliquait pas interminablement aux auteurs ce qu’ils avaient voulu dire. Il ne les interrompait pas à tout bout de champ pour rappeler qu’il était bien là, lui Pivot. Chose essentielle, complètement oubliée, il ne laissait pas ses invités parler tous en même temps. Il n’était pas partisan. Il posait les questions qui mettaient les écrivains à l’honneur et leur permettaient de préciser leur pensée.  Bien sûr, il a souvent présenté les mêmes. C’est par lui que j’ai connu (et adoré) Jean d’Ormesson, un peu moins certain casse pied prétentieux et très peu lu qui fait la loi chez Gallimard et édicte les règles de l’écriture moderne. Les auteurs avaient tous le même rêve : passer chez Pivot. C’était une consécration. La petite Nothomb s’y est immortalisée par son chapeau et ses mitaines. Je me souviens de Villepin qui avait écrit un essai sur Napoléon. Que ne s’est-il limité à la littérature celui-là ? De Catherine Millet. J’ai couru acheter son livre le lendemain à l’aube. Et de tant d’autres. C’est à cause de d’Ormesson que je me suis mis aux Mémoires d’Outre Tombe. Chateaubriand n’était pas bonapartiste, loin de là. Il entendit le canon de Waterloo où les Français se faisaient mettre en pièces et son cœur se serra. Avec l’exil de l’Empereur, il constata qu’en France tout s’était arrêté. À croire qu’il n’y avait plus de graisse pour les chariots. Avec Sarkozy, c’est l’effet inverse on a retrouvé  toute la graisse qu’il fallait. Clausewitz

 

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