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06/07/2007

à mes amis Troudelozonistes

À mes amis Troudelozonistes,

 

6 juillet 2007

 

Mon titre peut paraître ironique mais il est sans ambiguïté. Je crains que personne ne réponde à l’appel car qui croit encore au trou de la couche d’ozone ? Première mise au point : depuis quelques années, il y a bien une diminution de la couche d’ozone au dessus du Pôle sud. (Rappel l’ozone O3 est une molécule avec trois atomes d’oxygène. La molécule d’oxygène normale ne comporte que deux atomes, on l’écrit O2). L’ozone a entre autres  propriétés celle d’absorber les rayons ultraviolets. On la trouve surtout dans la haute atmosphère, entre 30 et 50 km d’altitude à la concentration de 10ppm (parties par million). Cela suffit pour arrêter les rayons UV du spectre solaire. La disparition de la couche d’ozone provoquerait chez l’homme des cancers de la peau et, chez de nombreux animaux, surtout des insectes, des mutations importantes. En 1986, 87 et 88 la couche d’ozone antarctique se mit diminuer. On baptisa le phénomène : trou de l’ozone antarctique.  Des chercheurs mirent en accusation le fréon, un chloroflurocarbone, utilisé massivement dans les réfrigérateurs et les bombes à raser. Ces produits sont essentiellement utilisés dans l’hémisphère nord, or c’est au dessus du continent antarctique que le trou s’agrandit. Qu’importe, il fallait combattre la production du fréon et entreprendre une campagne. Bernique ! les Américains traînaient les pieds. En effet, le plus grand producteur de fréon était le géant chimique DuPont de Nemours. On était dans l’impasse. (Claude Allègre déclare que ce qui pollue le plus la planète, c’est le fric !) Mais miracle ! Voilà que DuPont met au point un brevet pour une substance sans chlore qui remplace avantageusement les CFC. « Oui, oui disent-ils alors, combattons les CFC puisque nous n’en vendons plus ! » Cela équivalait à détruire tous les fabricants du monde qui ne disposaient pas du nouveau brevet. Miracle encore : quelques scientifiques, dont Gérard Mégie et un commissaire européen, Pascal Lamy, réussirent à convaincre DuPont de céder gratuitement son nouveau brevet aux autres fabricants et on put lancer une campagne anti CFC, (Greenpeace et tout le toutim) qui résonne certainement encore dans vos oreilles. Et la couche d’ozone dans tout cela ? On ne parle plus de rien. A-t-on surestimé l’influence des bombes à raser ? Ne serait-ce pas plutôt les oxydes d’azote ? Les composés bromés ? Ou, tout bêtement, n’était-ce pas un phénomène naturel ? Aujourd’hui, en 2007, on ne sait que penser. Pour conclure : toute la campagne délirante autour des bombes à raser n’avait vraisemblablement pas d’objet. Le vrai enjeu se trouvait chez DuPont de Nemours. Haroun Tazieff l’avait bien dit : « tout cela c’est une histoire de brevet en fin de course et n’a aucune signification ! » Lire avec fruit : « Ma vérité sur la planète » de Claude Allègre. Plon. Paris 2007 »

 

Clausewitz

 

 

21:14 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)

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