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08/07/2007

La messe en latin

La messe en latin

 

Le 8 juin 2007

 

 

Benoît XVI autorise la messe de saint Pie V. Excellente nouvelle. Mais n’est-il pas un peu tard ? J’ai dit dans un blog de mai que l’abandon de la messe en latin avait sonné le début de la grande pagaille postconciliaire. Je voudrais préciser. L’abandon du latin c’est avant tout l’abandon de l’universalité. Quel réconfort c’était d’entendre l’ordinaire de la messe dans la même langue dans tous les pays du monde. On pouvait faire les lectures épître, évangile etc. en langue vernaculaire. Rien de plus normal puisque c’était pour enseigner le peuple chrétien. Mais l’abandon du latin a ouvert la porte à une surenchère carnavalesque parfois odieuse. C’est à qui en inventerait le plus. Un jour, à une communion solennelle, on se mit à jouer une musique plus que profane. Mon père, derrière moi, me toucha le dos et me demanda : « c’est ça un chachacha ? » On allait chercher des épis dans le fond de l’église, on jouait de la guitare, du youkoulélé. La sainte hostie était un simple morceau de pain. À un camp scout, j’ai vu consacrer les hosties dans une assiette en plastique. Lors d’une fête d’unité, le prêtre avait consacré des morceaux de pain baguettes dans un panier. Pour communier, on se passait le panier. Un souvenir : une messe funèbre pour un couple non marié tué dans un accident de voiture. Deux cercueils blancs. Le garçon était italien. Musique d’entrée : l’air du film « le Parrain ». Pendant la messe un chœur exécuta « les copain d’abord ». Première lecture,  une lettre classique de saint Paul. Deuxième lecture, j’avais l’impression d’entendre un texte maçonnique, c’était un extrait de Paolo Coehlo. Personne n’a rien remarqué. Le délitement a commencé avec l’abandon du latin et la distribution de la communion dans la main. C’était fini. L’hostie consacrée perdait toute signification. Un morceau de pain vous dis-je. Toute cette décadence est installée depuis si longtemps que l’on peut craindre que les fidèles aient oublié l’ancien rite. Attendons les réactions. En voici déjà une.

 

Clausewitz

 

 

 

 

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