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29/07/2007

Dopage: le précédent de la Prohibition

Dopage : le précédent de la prohibition 29 juillet 2007 Bien plus vite que je ne le pensais, voilà le contrôle du dopage en crise majeure. Au point de faire chanceler cette épreuve reine : le Tour de France. Les journalistes parlent de Tour de farce. Le mot n’est pas trop fort. Je ne reviendrai pas sur les détails de cette comédie. Je m’interroge. Nous avons sous les yeux, cela ne date quand même que de 1933, les absurdités de la Prohibition aux USA. En 1920, huitième amendement, prohibition ; en 1933, vingtième amendement, suppression de la prohibition. Certaines bonnes âmes ont cru qu’en interdisant la vente d’alcool, les citoyens allaient moins boire ! Non, la prohibition a provoqué tellement de désordres qu’il a fallu y mettre fin pour sauvegarder la paix publique. D’après Mark Thomton, de l’Auburn University en Alabama, la prohibition a profité aux trafiquants, provoqué une flambée de criminalité, transformé le gouvernement en Grand Inquisiteur, augmenté les dépenses publiques dans des proportions astronomiques (douaniers, policiers, gardes côtes) et fait éclore une corruption généralisée dans les services concernés, avec pour résultat une augmentation de la consommation d’alcool. Autre conséquence : apparition sur le marché d’alcool trafiqué, mal distillé, avec de l’alcool méthylique (à brûler). Un économiste Ludwig von Mises écrit : « une fois admis le principe que le gouvernement a pour mission de protéger les hommes de leurs propres folies, aucune limite n’est à prévoir dans le progrès de l’inquisition ». En termes clairs, il se transforme en Big  Brother.             Appliquons tout ceci au contrôle du dopage. Le profit des dopeurs : les laboratoires pharmaceutiques qui fournissent les coureurs en produits dopants. Je me suis laissé dire que 90% de la production d’EPO était destinée aux sportifs et seulement 10% aux malades. Cette molécule, fabriquée par génie génétique, coûte un prix fou et est très difficile à détecter. Les labos sont à l’abri de tout reproche, c’est pour les malades qu’ils travaillent ! Les instance sportives transformées en grands inquisiteurs. Rappelons le cas de Michael Rasmussen. Il est chassé du Tour parce qu’un quidam a cru le voir en Italie alors qu’il prétendait être au Mexique. « Mensonge ! » s’écrie l’Union Cycliste Internationale. Cette dernière communique (avec retard) le fait au Tour de France. Qui ne les croit pas. On laisse partir le cycliste, puis on le casse alors qu’il vient de gagner une étape et qu’il endosse le maillot jaune. Aucun dosage, aucune preuve de dopage. Un hurluberlu propose de parquer les coureurs dans un camp où on pourrait les contrôler tout le temps. Pourquoi ne pas proposer une cellule d’analyse qui doserait le sang en permanence ? L’inflation des dépenses : les frais engagés par les contrôles pèsent de plus en plus lourd sur les épaules des organisateurs. Corruption généralisée : elle est connue depuis longtemps. On contrôle qui on veut. C’est l’arbitraire. Il  y a toujours moyen d’y échapper et, ou, de faire croquer un autre (Toujours l’affaire Lewis Ben Johnson). Augmentation de la consommation de drogues. Indirectement, on a fait une telle publicité au dopage que le moindre petit coureur se sent obligé de se droguer avant de se mettre en piste. Ces sont surtout les anabolisants qui ont la cote. Ils sont d’un prix abordable et tout le monde en use et en abuse. L’EPO et les transfusions alambiquées sont dangereuses et exigent des compétences médicales et des techniques qui ne sont pas à la portée de tous. Si on faisait une enquête sérieuse, il serait très aisé de débusquer ces spécialistes. Les cherche-t-on seulement ? Médicaments trafiqués : sur le marché parallèle, on trouve des produits dopants de toutes les origines. Il est même facile de se procurer de l’hormone de croissance pour la somme de 800€ par mois. Qualité non garantie. Dans le prochain blog je ferai des propositions constructives quant à la suite à donner à cette absurdité. Clausewitz

17:55 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (1)

26/07/2007

Le Tour: où mène l'absurde

Le Tour : où mène l’absurde

 

Le 26 juillet 2007

 

 

Roald Asmussen chassé comme malpropre ! Le salaud, il n’avait pas révélé où il s’entraînait ! Pour se doper en cachette, bien sûr, et pour échapper à la Sainte Inquisition. Les coureurs ont fait mine de faire grève après l’élimination d’un autre coureur, le Kazak.

 

Qu’attendent-ils pour quitter TOUS cette pantalonnade ? Grève de tous les sportifs tant que l’on fait des contrôles ! Plus on contrôle, plus on se dope. Toute cette comédie à quelques décennies des horreurs de la prohibition, cause première de la richesse des trafiquants. Le monde ne retient jamais aucune leçon. Surtout quand les profits sont bien juteux. Le contrôle du dopage est une industrie très lucrative. Comme dans les feuilles de chantage, ce qui rapporte c’est ce que l’on ne contrôle pas. Pour mémoire, à Séoul en 1988, on contrôle le pauvre Ben Jonson qui vient de pulvériser le record du monde du 100 mètres et on ne contrôle pas son homologue féminin, Florence Griffith-Joyner qui venait aussi de pulvériser les records féminins du 100 et du 200m (notre blog du 10 juillet). Explication : Ben Johnson était canadien. Il venait d’infliger une humiliation à Carl Lewis, américain, en lui mettant 1, 5 mètres dans la vue. Florence était américaine et ne fut pas contrôlée. Elle ne fut jamais contrôlée puisqu’elle abandonna l’athlétisme après Séoul. (Cela n’empêcha pas les journalistes de l’accuser de dopage. Sans la moindre preuve.) Il n’y avait qu’à la contrôler parbleu ! Dans cette affaire, qui a graissé la patte de qui ? Very good question. Le Tour de France regorge d’histoires semblables. De contrôles et de non contrôles. Les dirigeants du Tour sont un peu les directeurs d’un combat de gladiateurs. Les ressemblances avec la Rome de la décadence sont stupéfiantes. Les pauvres coureurs vont jusqu’au bout de la souffrance et prennent tous les risques. Les maîtres gladiateurs sont au tiroir caisse. Il sonne tout le temps. C’est la Pub dans toute son outrance. Est-il vrai que la FGTB y a une caravane ? La caravane de la gauche caviar ? Il faudrait trouver des inspecteurs « incorruptibles » pour surveiller toute cette boue. Al Capone fut condamné, certes, mais uniquement pour fraude fiscale. Quousque tandem ? Clausewitz

 

10:21 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0)

24/07/2007

Il pleut. La terre se réchauffe!

Il pleut. La terre se réchauffe.

 

Le 23 juillet 2007

 

 

Triste mois de juillet, triste mois de juin. Il a fait beau en avril. La radio n’en finissait pas de faire défiler des experts qui venaient se lamenter parce qu’il faisait beau. C’était bien normal qu’il y ait du soleil. La terre se réchauffait ! Anormal un tel soleil au mois d’avril ! Suspect ! C’est bien la preuve que la terre se réchauffe avec toutes nos émissions de gaz à effet de serre. Allez-vous finir à la fin de faire fonctionner tous ces moteurs à explosion ? Pouah. Vous ne voyez pas que vous réchauffez la planète ? Maintenant, il pleut. Il pleut depuis deux mois. En plein mois de juillet. C’est peut-être déjà le Gulf Stream qui fait des siennes à cause du réchauffement ? Certains mauvais esprits ricanent. Ils vont jusqu’à mettre en doute le fameux réchauffement. Comme les Américains, ces foutus Américains, qui rigolent jaune quand ils vivent des hivers sibériens comme les deux dernières années. La terre se réchauffe, faut-il rire ou pleurer ? disent-ils. Un mois d’avril chaud, très chaud ? Je me souviens, il y a 7 ans, en l’an 2000, j’ai assisté à un repas funèbre dressé dans un jardin. Nous avons tous eu un coup de soleil. Le rhododendron des propriétaires était en fleur. Il ne fleurit d’habitude que le 15 mai. On ne parlait pas encore du réchauffement. Nous avons simplement constaté que c’était un beau mois d’avril. J’ai vu Arnold Schwarzenegger sur Arte. Lui aussi, pour sa propagande électorale il veut limiter les émissions de gaz à effet de serre qui réchauffent la planète. Comme Sarkozy. On ne peut plus faire un discours politique sans promettre que l’on empêchera la terre de se réchauffer. Je suis bien d’accord avec Arnold. Il faut limiter l’émission de nos saloperies. Il y a deux ans, j’étais en Suisse, sur un glacier, à 2600 mètres. La neige était sale. En Suisse ! Où ils sont si propres. Nous émettons des hydrocarbures imbrûlés, des goudrons. Nos moteurs ont un rendement lamentable. Les voitures consomment beaucoup trop. Ce n’est évidemment pas perdu pour tout le monde. À commencer par nos gouvernements. « Ici, on vend des taxes, avec un peu d’essence dedans » disaient, jadis,  les pompistes. Imaginez le drame pour les finances publiques si nous mettions nos voitures au garage deux jours par semaine ? Et si les fumeurs s’arrêtaient de fumer. Tout cela n’est que bobard et fumisterie. Quand vous entendez passer un canard, demandez-lui à qui il sert a soupe ! Clausewitz

 

06:00 Publié dans Mode | Lien permanent | Commentaires (0)

23/07/2007

Changer mon email

Mon email (c.oosterbosch@belgacom.net) est bloqué. Merci de m’adresser vos commentaires sur : c.oosterbosch@gmail.com. Il ne risque pas de saturer.

 

 

Merci et salut à tous mes amis.

 

 

Christian Oosterbosch alias Clausewitz

 

 

21/07/2007

Dopage, la lamentable comédie

Dopage, la lamentable comédie

 

Le 21 juillet 2007

 

 

Le Tour de France réunit tous les éléments de la comédie du dopage. Voici maintenant qu’un coureur, porteur du maillot jaune,  est suspendu pas sa fédération nationale, en l’occurrence la danoise, et maintenu par la direction du Tour. Les antidopeurs commencent à se manger entre eux.

 

Combien de temps (Cicéron apostrophait un tricheur : « Quousque tandem abutere patientia nostra Catilina ? ») cela va-t-il encore durer ? On se moque du public, on se moque des athlètes dans un jeu, je l’ai déjà dit, où tout le monde triche. Il y a des millions d’euros en cause. C’est pourquoi on margoule, aussi bien les athlètes que les organisateurs. Combien de temps les athlètes vont-ils encore le supporter ? Je propose une recette qui balayerait tous les contrôles : que les coureurs du Tour, par exemple se réunissent et prêtent un serment à l’instar de celui du jeu de paume : nous ne courrons plus tant qu’il y aura des contrôles ! Si tous les sportifs disaient cela, les organisateurs fricogènes trouveraient immédiatement une formule pour les remettre en course. Il y a tant de pognon à perdre ! Les contrôles antidopages n’ont pas de sens puisque tous les athlètes se dopent. Les pauvres petits ! disent les hypocrites qui ont fait du contrôle une industrie juteuse, ils vont ruiner leur santé. Pourquoi chaque athlète ne désignerait-il pas un médecin responsable ? En cas de problème grave, une enquête serait ouverte et le médecin choisi aurait à répondre de ses prescriptions devant une commission de vrais scientifiques et non de margoulins qui contrôlent qui ça les arrange. L’équipe première américaine n’est pas venue au JO. On a eu droit à une équipe falote loin des exploits de jadis. Bravo ! Notre brave ami le baron de Coubertin avait vu juste. Il ne voulait à ses jeux que des amateurs. Maintenant ils sont tous pros. Qui dit pro dit combine. Croit-on vraiment que les courses de chars à Rome n’étaient pas truquées ? Comme les combats de boxe. Il n’y a qu’au catch que tout le monde sait que c’est chiqué. C’est du spectacle. Celui qui doit gagner, c’est celui qui va faire vendre les gazettes. Si c’est toujours le même, le public se désintéresse. J’en reviens toujours à ce pauvre Ben Johnson. Il pulvérise le record du monde. Il met un mètre cinquante dans la vue de Carl Lewis (On le dira dopé aussi celui-là mais quand il y aura eu prescription) il faudra plus de vingt ans pour faire mieux que Ben. On le contrôle tandis que Florence Griffith, qui pulvérise aux mêmes JO de Séoul, aussi les records du 100 et du 200 mètres féminins, on ne la contrôle pas. Pourquoi ? Parce qu’elle était américaine, vous ne croyez pas ? Si Ben Johnson avait été américain, croyez-vous qu’on l’aurait contrôlé ? Que les athlètes se révoltent. Les fricogènes (croyez-vous qu’il n’y en n’a pas au CIO ?) seront vite mis à la raison. Clausewitz

 

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20/07/2007

David Beckham tout nu et messe en latin

La messe en latin chassée par David Beckham tout nu dans W magazine

 

Le 19 juillet 2007

 

 

La messe en latin (latin mass) occupait la cinquième place des centres d’intérêt sur Coogle. Elle a été remplacée par une annonce bien plus importante : David Beckham et sa femme Victoria ont posé nus pour W magazine. Nous sommes allés voir. Déception, ils ne sont pas tout nus. Légèrement vêtus peut être, mais pas nus, comme le suppose l’annonce qui bouleverse la planète. Beckham pose, avec sa femme Victoria, pour le magazine people américain dans des attitudes qui ne choqueraient personne à l’Osservatore Romano. Comme d’habitude, c’est du bluff, du racolage et  ça marche. La planète entière se met à touiller sur le net  à la recherche d’une photo un peu chaude. Il n’y a pas de quoi fouetter un chat. Sans jeu de mot. C’est encore et toujours l’effet d’annonce. Beckham  est engagé par une équipe de foot de Los Angeles. La saison n’a pas commencé que tous les billets sont vendus. Les humains marchent à tous les coups.  N’importe quel zozo peut annoncer n’importe quoi, tout le monde embraye. C’est le village planétaire.  Quelqu’un se souvient-il des avions renifleurs ? Du bug de l’an 2000 ? Nous allons assister (il semble que c’est déjà commencé) à une nouvelle campagne pour la vaccination contre la grippe. Que les amateurs de bobards se calent bien dans leur fauteuil et se mettent à compter les points. L’an dernier, en plein délire de grippe aviaire, ils ont été jusqu’à insinuer que le vaccin habituel protégeait contre cette terrible maladie. C’était quand même un peu gros. Il y eut de timides démentis. Mais on insinuait que la vaccination traditionnelle ne pouvait tout de même pas faire de tort. Pendant ce temps-là, la firme suisse Roche cassait ses stocks de tamiflu. Tous ces bobards mondiaux ne sont jamais perdus pour tout le monde. Quand vous entendez passer un canard, demandez-lui à qui il sert la soupe. Clausewitz

 

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18/07/2007

On peut réparer les dégâts de l'ecision

On peut réparer les dégâts de l’excision

 

18 juillet 2007

 

 

D’après l’OMS, 65 millions de femmes souffrent de fistule vésico vaginale consécutive à l’excision. Elles meurent souvent en couche ou sont chassées de leur communauté et vont s’éteindre au loin exclues de leur village. Pierre Foldès, chirurgien, est en Afrique avec l’OMS. Il tente de réparer les dégâts ci-dessus quand il est consulté par des femmes excisées qui se plaignent surtout de douleurs. Les mutilations sexuelles font mal, très mal. Elles rendent la vie impossible. C’est d’opération en opération que Foldès prend conscience qu’une  mutilation sexuelle peut être réparée. Il opère d’abord dans la clandestinité. Il n’est pas question pour l’OMS de se mouiller dans cette affaire délicate. Il opère ensuite simplement dans la discrétion. Mais c’est encore trop. Il est mal vu par les autorités religieuses et les maris inquiets. Il est obligé de repasser en France où il ouvre, à Saint Germain en Laye, une petite clinique de restauration de l’excision. Il a découvert la technique opératoire après avoir constaté qu’une partie du clitoris restait enfouie et était toujours innervée. Dans quatre vingt pour cent des cas, il réussit à remodeler un clitoris parfaitement fonctionnel. Il n’y avait rien dans les manuels de médecine (on n’y parle que du pénis) et rien chez les gynécologues. Outre le machisme du monde médical, cette chirurgie a deux freins : elle ne rapporte guère, les patientes étant le plus souvent très pauvres, et elle peut occasionner des menaces. Pierre Foldès a  obtenu qu’elle soit remboursée par la sécurité sociale et a formé quelques collaborateurs jeunes et dynamiques qui opèrent en France et bientôt en Afrique.

 

Pierre Foldès continue : « Les femmes africaines que je reçois jugent que les hommes sont les véritables responsables des mutilations, même si l’excision passe techniquement par les femmes. C’est un crime des hommes, qui sacrifient la sexualité de leur femme pour mieux la contrôler. »

 

C’est la parole des femmes qui libérera les femmes des mutilations sexuelles. Une femme mutilée, c’est comme une femme battue ou violée : elle se tait. J’ai trois défauts ajoute Foldès : je suis un homme, je ne suis pas Africain et je suis blanc. Il faut que les femmes elles-mêmes se lèvent et parlent.

 

En Belgique, le ministre de la justice est une femme. Elle fait semblant de ne pas comprendre. Qu’attendent tous les parlementaires féminins belges pour se lever contre cette horreur ? Clausewitz

 

 

 

Sources 1) MSN action solidaire – Coup de gueule 12/07/2007. (Actionssolidaires.msn.fr)

 

2) Le Livre noir de la condition des femmes. Christine Ockrent. XO. Paris 2006

 

06:15 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)

17/07/2007

L'excision en Belgique

L’excision en Belgique

 

17 juillet 2007

 

 

Comme promis, voici les premiers résultats de ma recherche sur l’excision en Belgique. D’après Els Leye, chercheuse à l’université de Gand[1], il y a chez nous 2745 femmes excisées. Les jeunes filles à risque de l’être sont au nombre de 534. Elles viennent surtout du Ghana, du Congo et de la Guinée. Le chiffre est sous évalué, ajoute Els Leye, parce que les demandeurs d’asile et les illégaux ne figurent pas dans les statistiques[2]. Les mutilations sexuelles sont punies au maximum de 7 ans de prison. Aucun procès n’a encore eu lieu.  Nous avons cherché à savoir pourquoi. Les annales parlementaires (nos lecteurs peuvent les consulter[3]) reprennent les question de Hilde Vautmans à la ministre de la justice Laurette Onkelinkx : 1) Combien de personnes ont-elles été condamnées pour excision ? 2) Même question pour les personnes qui ont aidé à la pratiquer. 3) Combien de parents ont-ils été condamnés pour ces faits ?

 

                 La réponse de la ministre est exemplaire. Elle énonce point par point, c’en est presque comique, tout ce que le dossier noir de la condition de la femme reproche aux gouvernements européens. La place me manque pour reprendre  le texte entier, (consulter ci-dessous 2).  Reprenons les points importants : 1) les faits relèvent de l’article 409 du code pénal. 2) Je ne dispose pas du chiffre des condamnations (Els Leye, voir ci-dessus, est mieux renseignée, zéro condamnations) 3) Un service de police criminelle est chargé de dresser la nomenclature des infractions, elle n’est pas mise à jour. 4) Il faudrait informer les communautés africaines et les soignants surtout les médecins. (Rien n’est fait). 5) Il s’agit de communautés fermées. Les poursuites sont difficiles. 6) Il convient de respecter les us et coutumes des immigrants. (Et si on leur coupait un bras, on ne devrait pas réagir non plus ? dit le livre noir) 7) Il faut compter avec la pression sociale de ces communautés qui seraient choquées si on faisait quelque chose. 8) Si on condamnait les parents qui ont déjà tant de peine à s’intégrer, ils seraient encore plus en difficulté.  9) La ministre est de très bonne volonté mais les obstacles sont innombrables.

 

            Et voilà le poulet ! Fallait-il attendre autre chose d’un tel ministre ? Tout est belge dans cette réponse : en retard d’un guerre dans tous les problèmes ; obsédée par le spectre du racisme ; incapable de sortir la tête de son cloaque politique et de se poser les bonnes questions. La Belgique est à classer, comme les pays d’Afrique au rang des pays exciseurs puisque l’on ne poursuit personne. Faut-il oui ou non combattre ce fléau ? Les Français ont répondu oui.[4] Ils ont criminalisé les mutilations sexuelles. Elles relèvent désormais de la cour d’assise. Il y a eu des poursuites et des condamnations. Elles ont eu un immense effet éducatif. Des exciseuses ont compris la leçon. Plusieurs d’entre elles sont devenues des zélatrices de l’antimutilation. Il y a encore des excisions en France, mais leur nombre est en chute libre. Il n’y en a plus une seule en Seine St Denis,  le foyer le plus important. Toutes nos salutations au deux parlementaires flamandes qui ont eu le courage de soulever ce problème devant notre chambre endormie. Clausewitz

 



[1] Lors d’une journée d’action contre les mutilations féminines « Les femmes ont aussi le droit de jouir de leur sexe » organisée par les parlementaires Hilde Vautmans (Open Vld)et Magda De Meyer (Sp.a) le vendredi 11 mai 2007 à la salle des Congrès du parlement fédéral

 

[2] Els Leye dispose de statistiques dont la ministre ne semble pas avoir connaissance.

[3] « Excision en Belgique » questions et réponses écrites du 18 mai 2007 du membre Hilde Vautmans au ministre de la justice (Laurette Onkelinkx)

 

[4] Le dossier noir de la condition de la femme. Christine Ockrent. Éditions XO. Paris 2006

 

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15/07/2007

Amaigrissement de l'appareil administratif

Amaigrissement de l’appareil administratif ?

 

Le 15 juillet 2007

 

 

Dans le futur accord de gouvernement les parties (orange et bleue) seraient d’accord pour amaigrir l’appareil administratif. Cela me fait rire. J’avais 12 ans. Je me passionnais déjà pour la politique. Un jour, je suis arrivé en retard à l’école parce que, sur l’INR, j’avais écouté une intervention (j’ai oublié de qui) où on annonçait une profonde réforme administrative. On allait rationaliser le travail des fonctionnaires, on allait réduire leur nombre, on allait les responsabiliser, contrôler leurs absences, en finir une fois pour toutes avec les nominations politiques. Ma naïveté enfantine imaginait déjà une Belgique déchargée de son mammouth, réinvestissant le bonus dans de grandes œuvres pour le bien public. Je rêvais encore en affrontant le préfet qui me reprochait mon retard. Il ne s’est évidemment rien passé. C’était déjà, comme on dit maintenant, un simple effet d’annonce. La fonction publique n’a cessé de peser de plus en plus lourd sur nos épaules. Un million de fonctionnaires pour dix millions d’habitants. Il faut y intégrer les innombrables fonctionnaires des mutualités. À noter que les employés des mutuelles gagnent autant que l’ensemble des médecins généralistes alors qu’ils sont quatre fois moins nombreux. Scandale que l’on ne cite jamais qu’en petits caractères, tant les mutuelles sont nos vaches sacrées et que l’on ne peut pas y toucher. Et voilà que cet étonnant Sarkozy nous indique une méthode toute simple. Il suffit de ne remplacer qu’un fonctionnaire sur deux quand ils partent à la retraite. Il y a tellement de fonctionnaires en France que j’avais des craintes pour le candidat qui claironnait cette mesure. Et bien non ! Il a brillamment réussi son passage. Est-ce possible chez nous ? J’en doute. Tous ces fonctionnaires sont placés par les partis. C’est le fameux clientélisme. Alors que je lui racontais un vol massif de viande dans un grand hôpital de la région, une de mes vieilles patientes s’écria : « ne venez pas dire du mal de L. Il a fait avoir une place d’institutrice à ma petite fille. » Fermez le ban ! C’est toute la Belgique. Pour que cela change, il faudrait que les politiciens se changent. Comment se changer alors qu’on profite du système ? Tous partis confondus. Voilà quarante ans que j’attends.

 

Clausewitz

 

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12/07/2007

Mon petit blog sur la messe en latin...

Mon petit blog sur la messe en latin,

 

12 juillet 2007

 

 

Je croyais être une petite voix inaudible dans la masse des blogs de la LLB et partant, dans le monde. Je viens de consulter internet à la mention « latin mass ».Ce n’est pas un article que j’y trouve mais 1.240.000 articles ( ! ) avec,  en particulier, une texte juxtalinéaire latin anglais reprenant toutes les prières de l’ancien rituel : confiteor, lavabo, gloria, credo etc etc. Les prières de la consécration sont en rouge et bien détachées. Sur le net, les articles en français sont au nombre de 20.000 ! Je craignais que ce retour au latin ne tombe sur une terre aride et sceptique. Il semble bien qu’on l’attendait avec ferveur. Par simple curiosité, par souci d’information, allez vite faire un petit tour sur internet et faites-moi part de vos réactions. La Belgique, avec la Hollande, est à la pointe de tous les abandons. Nous avons accepté l’avortement et maintenant l’euthanasie. Nous ne croyons plus à la présence réelle. Nous avons abandonné presque tous les sacrements. C’est la tête de notre église qui est malade. Et bien voilà un souffle nouveau. Il faudra qu’il souffle fort pour ébranler nos curés sceptiques. L’Esprit souffle. Veni Creator. Clausewitz

 

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