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23/10/2009

Encore les femmes battues

Femmes battues 23 octobre 2009

 

 

S’il est bien un dossier difficile, c’est celui des femmes battues. En Belgique, une femme sur cinq sera battue au moins une fois dans sa vie. La violence conjugale est la première cause de mortalité féminine. Ce sont les chiffres stupéfiants découverts dans la presse. Ce serait vrai pour tous les pays d’Europe.

 

On parle de tolérance zéro. Voici le texte de mon blog du 11 septembre 2007 : La tolérance zéro c’est la stratégie développée par l’ex maire de New York, Rudolph Giuliani. La « grosse  pomme » était la capitale de l’insécurité, de la petite criminalité, du trafic de drogue, de la prostitution et de la malpropreté. Giuliani avait promis de nettoyer tout cela et il y réussit. En quatre ans New York fut nettoyée de ses petits malfrats, de ses putains et de sa crasse. La méthode ? La doctrine de la tolérance zéro. Tous les délits sont poursuivis et punis dès la première infraction. Le maire y mit le prix, il multiplia le nombre de policiers et leur donna des instructions de sévérité exemplaire. Et le miracle se produisit. La ville fut nettoyée et assainie nonobstant, il est vrai, quelques bavures et quelques ecchymoses. Le slogan « tolérance zéro » fit fortune. Il parvint jusqu’en Belgique. Il fut ramassé par nos expertes  en effet d’annonce, spécialement Laurette Onkelinkx. On allait voir ce qu’on allait voir. Dans tous les cas de brutalité envers les femmes, épouses ou non, elle dit avec son joli petit mouvement de tête : « Maintenant c’est fini !!! Tous les conjoints brutaux : au trou ! On ne chipotera plus avec des procédures traînantes. Vous frappez ou menacez votre compagne ? Au trou ! On va voir ce qu’on va voir scrogneugneu ! »

 Et bien c’est tout vu. C’était juste pour rire. On vient encore de le voir avec cet assassinat de Ganshoren. La victime avait écrit vingt plaintes au service de tolérance zéro de madame Laurette. Son ex était en prison. C’était un voleur, un trafiquant, un brutal, bien connu de la police. Sitôt sorti de tôle, il se remit à la menacer. Monsieur ne supportait pas sa nouvelle liaison. La dame porta encore plainte trois fois auprès des services de tolérance zéro. Maintenant elle est morte. Elle a reçu cinq balles dans le dos dans son vestibule. Madame Laurette, toujours avec son joli mouvement de menton, déclare, (toujours les effets d’annonce), qu’elle va faire une enquête dans ses services. «Il y a sûrement quelques chose qui n’a pas fonctionné » dit-elle. Parbleu. Comme partout en Belgique, rien ne fonctionne jamais sauf les effets d’annonce. Il suffit d’annoncer et puis d’aller dormir. Tout continuera comme avant et les femmes d’être battues et tuées par leur malfrat. On nous annonce la libération prochaine des tueurs de Marc et Corinne ; de la femme Martin et peut-être de Dutroux lui-même. D’après la loi Lejeune, ils devraient sortir. Merci, merci Laurette. D’ailleurs Sainte Laurette n’est-elle pas la patronne des cambrioleurs ? C’est en tout cas ce que mon curé me dit. Clausewitz

 

J’ai encore entendu mentionner cette carabistouille de tolérance zéro à toutes les émissions de radio et de TV. Pénétrons-nous bien du fait qu’il s’agit d’une plaisanterie. Si une femme porte plainte, la police lui rigole au nez ou la renvoi chez son bourreau. En  attendant les suites de l’enquête, elle mourra!  C’est comme ça pour tout en Belgique. Les deux Duponts régissent la police et Bécassine, la Justice. Les gangsters sont innocents, les pauvrets, ils ont été si malheureux quand ils étaient petits, mais ces salopards de propriétaires, ces vieilles peaux qui se baladent avec un sac à main provoquant, ces enfants gâtés porteurs arrogants d’un MP3 que l’on poignarde impunément, ce ne sont pas eux les coupables ? Ne faut-il pas les punir ? Pour l’exemple !

 

Les femmes battues ? Voilà qu’on s’en souvient ? Rassurez-vous ce n’est que passager. Sitôt la campagne et les effets d’annonces terminés, tout retombera dans l’oubli. Les femmes sont si provocantes !  On répétera avec Paul Léautaud : « Celui qui ne comprend pas que l’on ait envie d’étrangler une femme, ne connaît pas les femmes ! »

 

Clausewitz

21:13 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)

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