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31/07/2011

Revoir Françoise le 1er août 2011

Revoir Françoise XXV Le premier août 2011

N’entrez pas, je suis toute nue !

Sitôt Françoise partie pour Scrabster avec le poids lourd de Scotland Yard, je me mis à scruter les personnages. Je devais commencer par la secrétaire. Sur la porte de son bureau, je vis une carte : MARY HIGGINS Secretary. J’entendais une grosse voix à l’intérieur. Je ne percevais pas les réponses de Mary. Elle avait une voix de canari expirant. Je m’enhardis et frappai à la porte. Il y eut un remue ménage bref, puis Mary elle-même, vint m’ouvrir la porte. Elle était seule et paraissait embarrassée. Elle remettait de l’ordre dans ses vêtements.
Elle n’était quand même pas en train de faire l’amour, pensais-je en riant de son chignon défait et de son air embarrassé. Tout est possible. Je suis là pour enquêter. Je ne dois m’étonner de rien. Si c’est le cas, avec qui ? Qui peut bien sauter cette vieille chose ? La grosse voix bien sûr, mais à qui appartient-elle ?
-Excusez-moi miss Higgins. Madame ! corrigea-t-elle. Euh, madame. Je viens de la part de lord Mac Murphy, vous demander de me transmettre les minutes des réunions passée, les deux dernières de préférence. With pleasure ! me répondit-elle avec un sourire presqu’enjôleur. Voilà une bonne femme bien surprenante, pensai-je. Elle ouvrit une farde sur son bureau et me tendit quatre feuilles de notes parfaitement dactylographiées.
-Vous n’avez pas le moindre soupçon sur l’enlèvement de Charlène ? Pas le moindre, dit-elle en me fixant droit dans les yeux. Je prends des notes, c’est tout. Quelqu’un toussa dans la pièce voisine. Une grosse toux grasse. Je saluai profondément Mary Higgins et me rendis dans ma chambre pour lire à mon aise. La porte d’Hélène portait une pancarte : « N’entrez pas, je suis toute nue ». C’est presqu’une invitation, pensai-je quand la porte s’ouvrit. Hélène habillée comme annoncé me prit par la main et me tira à l’intérieur. J’étais au bord de la syncope.
-Ne vous évanouissez pas, ricana-t-elle, je serais obligée de vous faire le bouche à bouche. Qu’est-ce que vous faites là devant ma porte ? Vous me surveillez ?
-Non, je passais simplement mais, votre carton m’a intrigué et, je l’avoue, mis l’eau à la bouche.
-Il sera tenu compte de votre sincérité, dit-elle en lâchant ma main. Asseyez-vous dans ce fauteuil.
-Que vais-je devenir ? C’est le supplice de Tantale.
-Vous n’allez pas me dire que vous n’avez jamais vu une femme nue ?
-Je sors de chez Madame Higgins, je vous assure qu’elle ne me fait pas le même effet que vous.
Hélène éclata de rire.

(à suivre)

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