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11/08/2011

Revoir Françoise XXXVI Enfin près d'elle le 12 août 2011



Il était temps pour le lunch. Je frappai à la porte de Françoise. Elle me répondit par un grognement et, en titubant, vint m’ouvrir la porte. Elle était toujours habillée.

-Tu viens bien tôt, me reprocha-t-elle.

-Bel accueil ! Il est presque midi.

-Je ne descendrai pas au lunch. Demande à Duncan de me faire un sandwich.

Quand je revins avec mon plateau, elle s’était rafraichie, coiffée, discrètement maquillée et avait passé la chemise de nuit transparente de l’autre fois. Je lui installai une dinette sur le coin de la table. Elle dégusta longuement le café. Elle me jetait, par en dessous, des coups d’œil inquisiteurs.

-Que s’est-il réellement passé avec Hélène ? Dis-moi tout !

-Sensu stricto, il ne s’est rien passé. Elle m’a agressé plusieurs fois, mais j’ai toujours réussi à l’esquiver. Tu me laisses seul dans les griffes de cette ogresse et puis, tu me fais des reproches ! C’est injuste.

-Ah, ah, pauvre petit. Je t’imagine dans les crocs de la bête ; proie tout pantelante, avec ton mètre quatre-vingt cinq et tes cent kilos. Elle se marrait dans son café.

-La seule parade à ses attaques, c’est toi et voilà trois jours que tu m’évites.

-Voilà ! C’est de ma faute ! Vieux refrain ! Tout le monde, à commencer par Murdoch, a remarqué qu’elle t’hypnotisait ; que tu bafouillais ; que tu ne savais quelle contenance prendre. Et ce petit garçon farouche, c’est notre grand détective belge sans moustache !

-Tu n’as pas assez dormi. Je te reverrai au diner. Je fis mine de sortir. Elle bondit devant la porte.

-Je ne peux même pas te faire une petite crise de jalousie ? Quand on aime, on est jaloux, tu ne le savais pas ? Elle me mit ses bras nus autour du cou et se serra contre moi. Je la serrais à l’étouffer. Je sentais tous ses charmes vibrer sous mes mains.

-Ton café va être froid et le reste aussi.

-Je m’en fiche, dit-elle, ce n’est pas de café que j’ai besoin, mais de quelque chose de plus fort, de beaucoup plus fort. As-tu cela sur toi ?

Je mesurais l’immensité de ma faiblesse devant toutes ces bonnes femmes. Il est dans la nature de l’essence de s’enflammer à la vue d’une simple allumette. Est-ce réellement de la faiblesse ? Elle abandonna sa chemise de nuit devant la porte et, avec une force singulière m’entraîna sur le lit pour me déshabiller. On dit « passer à la casserole », mais dans ce cas-ci, qui passe à la casserole ?


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