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18/08/2011

Revoir Françoise - 43 - Le 19 août 2011 - Hypnotisée


L’homme en noir roula une bonne heure. Il s’engagea dans une allée fermée par une haute grille, ouvrit la portière de Charlène et la prit par le bras. Ils pénétrèrent dans un pavillon équipé en salle de gymnastique. Charlène s’étendit sur un lit et ferma les yeux. Son compagnon commença à la déshabiller. Sans ouvrir les yeux, elle se laissa faire. Il lui retira son bonnet et ses mules. Elle se retrouva nue comme dans la baraque dont Murdoch l’avait délivrée. Il lui étendit les bras et les jambes et les fixa par des menottes. Il jeta une couverture propre sur elle.

-Réveille-toi ! lui dit-il en la massant légèrement entre les deux yeux.

Charlène se détendit, s’étira et demanda : où suis-je ?

- Tu es chez ton magicien préféré. Vas-tu enfin faire ce que j’attends de toi ?

-Je n’attends rien !

-Tu sais très bien ce que je veux dire. Il retira la couverture.

-Est-ce plus clair maintenant ?

Charlène se contorsionnait, mais ses membres étaient entravés. Elle ne pouvait bouger.

-C’est pour en arriver là que vous m’avez enlevée. Pour faire vos insanités ? Et, en plus, il vous faut une rançon. Qui êtes-vous ?

Pour la sortir de l’hypnose, l’inconnu avait revêtu une cagoule noire. Charlène s’arrachait les oreilles pour identifier sa voix dont certaines inflexions lui rappelaient quelque chose.

-Nous allons passer aux travaux pratiques, dit-il en ricanant. Dans la position où tu te trouves, tu ne vas pas pouvoir offrir une bien grande résistance.

-Allez-y, violez-moi ! Mais je vous promets une vengeance terrible quand vous serez entre les mains de mon grand-père.

-Ce vieil imbécile ! Il ne me tient pas encore. Et il ne te récupérera pas de sitôt. Uniquement quand j’aurai fini de m’amuser avec toi. Seras-tu encore vivante ? Il poussa sur un bouton. Deux femmes, en toute petite tenue, autant dire rien, et cagoulées, firent leur entrée. Elles étaient bronzées comme des négresses tellement elles s’étaient inondées de fond de teint et de fluide bronzant. Charlène n’était pas certaine de reconnaître leurs voix. Elles portaient un petit caillou sur la langue. Hélène ? Mary Higgins ?

-Vous allez participer à cela ? Moi qui vous prenais pour des amies.

-Des amies ? répondit la plus grande, mais tu n’as pas d’amie ma pauvre choute. Tout le monde te déteste, même les chats ! Nous allons nous délecter de ce qu’on va te faire. Nous y participerons. Tout se paye un jour et, pour toi, c’est le moment de passer à la caisse.

(à suivre)


Clausewitz

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