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19/08/2011

Revoir Françoise - 20 août 2011 - Chapitre 44 - Le jour se lève


Le jour se levait à peine. Le clairon n’avait pas sonné. Je me soulevai sur le coude pour la regarder dormir.

- Quand je pense que nous pourrions être dans le chalet de Verlaine et nous réveiller au murmure du ruisseau. Nous somme ici à nous battre avec une bande de salopards dont je commence à subodorer la méchanceté et l’avidité. On déteste Charlène, c’est peut-être parfois justifié, mais je vois se dessiner une conspiration, pour son argent, sa position auprès de Murdoch, peut-être aussi pour son sexe. Il y a une complicité de mauvais aloi entre les prootagonistes.

Françoise s’était découverte. J’admirais le galbe de ses épaules, la finesse de son poignet, ses mains fuselées. J’essayais de retrouver ma petite amie de dix ans. Elle était effacée par cette superbe femme. Oubliée la diabolique Hélène. Tout était redevenu pur, limpide. Une idée me traversa comme une flèche : nous allons finir nos jours ensemble ! Mariés ou pas. Pouvait-elle encore avoir des enfants ? Je voudrais une petite fille qui me rendrait ma petite Françoise perdue. Elle se retourna vers moi et me prit dans ses bras.

-Il me semble entendre ta petite machine cérébrale. Ça ronronne comme un ordinateur qu’on vient d’allumer.

-Tu crois qu’il serait encore possible de te faire une petite fille ?

-Je ne suis pas certaine que tu es bien réveillé. Nous en reparlerons tout à l’heure. Dis-moi plutôt ce que tu penses de l’affaire Charlène. Tu es le célèbre détective belge sapristi !

-Je vais voir sir Murdoch tout à l’heure. Je vais lui exposer mes soupçons. Après, j’irai à la clinique d’Édimbourg. Je dois méditer sur cette évasion paradoxale.

-Qu’est-ce que tu crois ?

-Accompagne-moi. Il faut d’abord savoir qui a passé la nuit au château.

-Comment se renseigner ?

-Facile, il y a un corps de garde digne d’une prison. On note toutes les entrées et toutes les sorties, à pied ou en voiture. À plusieurs reprises, je suis allé boire un verre avec les sentinelles. Je sais déjà que Douglas Mac Dowel s’est absenté plusieurs nuits. Je vais faire un inventaire des présences.

(à suivre)


Clausewitz









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