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20/08/2011

Revoir Françoise - 21 août 2011 - chapitre 45 - Payer la rançon?



Murdoch me reçut, les yeux rouges. Il me tendit un papier. Il tremblait un peu.

Dear Sir,

Il vous reste 48 heures pour déposer 1 million de £ à l’endroit indiqué. Passé ce délai, vous recevrez
régulièrement des éléments du corps de votre petite fille. Nous commencerons par les cheveux, puis les poils, vous verrez la suite

Sincerely Blackman


-Je vais payer ! Je n’ai plus confiance en Scotland yard. Ce sont des gribouilles. Le ravisseur les mène par le bout du nez. Je suis horrifié à l’idée de ce qu’ils vont faire à Charlène.

-Sir Murdoch, si vous me le permettez, je vais aller à la clinique et reprendre l’enquête à l’enlèvement de la petite.

-L’enlèvement ?

-Oui, je ne vois pas encore la méthode utilisée, mais je suis convaincu qu’il s’agit d’un enlèvement. Il doit y avoir des traces.

-Partez vite, je vais appeler un hélicoptère de l’armée. Vous serez immédiatement sur place. Il n’y a pas de temps à perdre.

J’étais encore en train de parlementer avec le corps de garde quand le Merlin se posa sur la pelouse. En une demi-heure, Françoise et moi, atterrissions sur le ground de l’hôpital. Gordon Wallace nous accueillit et nous conduisit dans un petit bureau où une secrétaire vint nous servir une tasse de thé.

-Je viens vous apporter des renseignements complémentaires, dis-je au sympathique colosse dont je percevais le désarroi. Douglas Mac Dowel n’a plus logé à Ballater depuis cinq jours. Hélène et Mary Higgins sont parties en voiture hier après midi. Elles ne sont pas rentrées pour la nuit. Murray se drogue toujours dans sa chambre et les deux lascars, le clergyman et le comptable, se cantonnent dans leur bureau. Puis-je voir la chambre de Charlène ? Gordon hésita, puis se leva et nous conduisit à l’étage. On avait apposé les scellés. Il les fit sauter avec un soupir.

Il y avait encore des tâches de sang, près du lit, sur le sol. Les enquêteurs avaient emporté la matraque ainsi que le flacon de soporifique. J’installai Françoise dans le lit, me baissai pour prendre la panne et elle me frappa d’un coup de poing (gentil) dans la nuque. Le scénario correspondait parfaitement à la réalité. Françoise se jeta sur moi pour me faire ingurgiter un flacon théorique. Elle dut me mettre sur le dos ce qui, avec mes cent kilos, fut plus difficile qu’avec la petite Maureen.

-Ok, dis-je. Elle se change rapidement et elle sort au nez et à la barbe de la sentinelle qui n’arrête pas de roupiller. Nous quittâmes la chambre. Nous joignîmes le rez-de-chaussée. Je repérai aisément le porte parapluie. Gordon se plaça où étaient ses gorilles. Françoise, à demi cachée par l’ombrelle, passa devant lui.

-Si elle avait eu des complices dans la surveillance, cela n’aurait pas été pire. On a l’impression que tout le monde était de mèche avec elle, réfléchit Gordon..

(à suivre)

Clausewitz

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