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22/08/2011

Revoir Françoise - 46 - Une piste - Le 22 août 2011


C’est avec un Gordon épuisé et découragé que nous sortîmes de l’hôpital. Charlène avait tourné à droite. Deux pisteurs du Yard, avec leurs chiens, vinrent nous rejoindre. Ils repérèrent immédiatement la trace de la jeune fille. On voyait nettement la marque de ses mules d’infirmière. Les empreintes s’arrêtaient après trois cents mètres. Une voiture avait stationné un long moment et avait laissé une tache d’huile dans l’herbe du bas côté de la route. Les pneus étaient presque lisses. En mesurant l’empattement et le calibre des pneus, les chercheurs restreignirent le nombre de véhicules possibles à une demi-douzaine. Il ne s’agissait en tout cas ni de Land, ni de Range Rover. Plutôt un petit véhicule du genre Mini Cooper. Les traces de la voiture disparaissaient sur la route.

-Lancez la recherche d’une vieille carriole genre Mini, avec pneus usés, dans un rayon de 50 kilomètres , dit Gordon. C’est un peu vain, mais parfois le hasard fait bien les choses.

La machine de Scotland Yard est vieille, mais bien huilée. En possession de ces données, le bureau d’identification dressa en un clin d’œil, la liste de toutes les minis de quatre à cinq ans d’âge, le temps qu’il faut pour user des pneus de la sorte. Une heure plus tard, les visites aux propriétaires commençaient.

Pendant ce temps, avec Françoise, (Gordon était retourné à l’hôpital), nous continuions de scruter l’endroit de l’embarquement supposé. On voyait nettement le piétinement de Charlène s’asseyant dans l’auto. Quelque chose de brillant attira l’attention de mon co-limier. Françoise enfila un gant de latex et retira, un peu enfoncée dans la boue, une petite clef qui ne pouvait être que celle de la chambre de Charlène. Elle la glissa dans un petit sac de plastique.

-C’est bien d’ici qu’elle est partie, dit-elle. Il faudra faire voir l’objet par le labo. Gordon appelait.

-On vient de trouver une Mini, correspondant à la description, dans le jardin d’une villa près de Leith, au bord de la mer. Je passe vous prendre. Il nous fallut une heure pour atteindre la petite ville.

La villa était vide. On voyait les traces d’un départ précipité : nourriture sur les tables, cendriers pleins, verres à moitié vides. Le pavillon voisin contenait une petite salle de gymnastique avec, curieusement, un lit taché de sang. Sur un oreiller, il y avait une poignée de cheveux que Françoise reconnut comme ceux de sa fille.

-Ils doivent l’avoir violentée, dit-elle dans un sanglot.

-Quelqu’un les a prévenus ! ajouta Gordon.


(à suivre)

PS, Une nouvelle panne de VOO a empêché Clausewitz de publier l'épisode 46 à l'heure habituelle. Il prie ses gentils lecteurs de l'en excuser.







Clausewitz

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