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23/08/2011

Revoir Françoise - 48 - La disparition - le 23 août 2011

Revoir Françoise - 48 - La disparition - le 23 août 2011

La chasse à la Coccinelle fut lancée sur toute la région d’Édimbourg.

-Ils doivent être tout près, on va leur mettre la main dessus. Ah, ah, ils n’ont plus que la mer pour s’enfuir et la mer, je la contrôle avec mes avions et mes hélicoptères.

Je n’avais plus envie de rire. Le fameux homme en noir nous avait déjà joué tant de pieds de cochon que la prudence était plus que jamais de mise.

Après deux heures de patrouille, Scotland Yard avertit Gordon que l’on venait de retrouver la coccinelle sagement garée sur un parking à trois cents mètres de la plage.

-Shit ! dit Gordon, (c’est moins grossier en anglais). Il s’est embarqué sur quelque chose. Je déclenche les recherches maritimes…

Mais la mer était d’un calme, elle virait même au bleu. La température s’était adoucie. Les hélicos et les avions de surveillance revinrent bredouilles : rien du tout dans un rayon de vingt kilomètres.

- Ils ne se sont quand même pas évaporés ! Je vais faire ratisser la côte, fouiller les moindres recoins.

Peine perdue, les fugitifs étaient introuvables !

Gordon installa une veille. Plus de trois cents hommes armés surveillaient les parages. Plusieurs équipes patrouillaient le long du rivage.

-Il faut rentrer à Ballater, dis-je. Avec votre aide, je vais cuisiner Murray en profondeur. Nous n’irons pas jusqu’à la torture, mais presque. Il parlera ! Il détient la clef du mystère.

À regret, Gordon quitta le champ de bataille. En une heure de vol, nous étions à Ballater. Murdoch Mac Murphy avait convoqué son banquier avec la somme d’un million de livres en petites coupures. Avec le comptable, les trois hommes recomptaient les billets.

Gordon et le Yard considéraient que payer cette foutue rançon était une sorte de trahison, un manque de confiance en leurs compétences. Pour Françoise et moi, c'était un soulagement. On aurait peut-être une chance de récupérer Charlène vivante. Et puis, qu’était-ce un million de livres pour le Lord ? Une pichenette, un pourboire ?

Nous demandâmes un entretien super privé à Murdoch.

-Nous n’avons plus confiance en personne, pas même en votre comptable. Nous devons interroger Murray avec la dernière énergie. Je suis certain, ajouté-je qu’il connait toute la conspiration. Il faut le faire parler.

-On le fera parler ! dit Mac Murphy, même si je dois rouvrir l’ancienne salle de tortures.

-Nous n’irons peut-être pas jusque là, dit Gordon, mais un interrogatoire classique par mes spécialistes qui se relayent toutes les quatre heures, sans boire, sans drogue, sans fumer, sans manger, cela vient à bout de bien des résistances.


(à suivre)


Claus ewitz

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