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27/08/2011

Revoir Françoise - 52 - Le 28 août 2011 - Confrontation


Nous laissâmes nos conjurés mijoter quelques heures pendant que Gordon rassemblait ses troupes. Le parc fut bientôt bourré de policiers et de militaires. Ils se dissimulaient de leur mieux. Le corps de garde avait été mis en congé, mais aucun portier n’avait pu rentrer dans le château. Ils devaient retourner chez eux. Gordon fit couper les communications téléphoniques.

Je rejoignis mon bel ange dans sa chambre. Elle était anxieuse. Elle se demandait ce que nous avions fait de sa fille. Nous attendîmes le diner en nous occupant l’un de l’autre.

-Tout cela sera bientôt fini, dis-je. Nous allons pouvoir continuer cette passionnante conversation dans ton petit chalet de Verlaine.

-Tu l’as dit ! Nous prendrons des bains de soleil dans la grande prairie et des bains de pied dans le ruisseau. Elle se blottit dans mes bras.

-Je vous offre un verre dans mon bureau, prononça Murdoch au moment du whisky.

Gordon était là. Les deux suspectes, en robe de soirée, les deux vieux complices et Douglas Mac Dowel se dirigèrent avec nous vers le bureau du Lord. Françoise et moi nous précipitâmes dans les fauteuils devant la fenêtre. Avec cet acrobate, il n’y avait pas de précaution superflue.

-Je vous donne de nouvelles de Charlène, dis-je solennellement. Elle se trouve au service de neurologie de l’université d’Édimbourg. Elle va très bien. Dans une heure, elle sera parmi nous, ramenée en hélicoptère.

Il y eut comme un froid dans l’assemblée.

-Commencez Gordon, dit Murdoch.

Le policier se leva, un gigantesque Havane à la main.

-Vous pouvez dire que vous nous avez fait courir, dit-il, mais, question préalable : vous avez enlevé Charlène pour la rançon, pour la vengeance ou pour une partie de jambes en l’air ?

Les assistants se regardèrent avec stupéfaction.

-De quoi parlez-vous ? dit sèchement Mac Dowel. Je ne comprends rien à vos accusations.

Les vieux galants baissaient la tête. Je les observais tous avec la plus grande attention. Les deux femmes restaient impassibles.

-Charlène va venir nous raconter les détails de son martyre. Quel était votre objectif réel ? Vous étiez tous complices ou, en tout cas, initiés à l’affaire.

La porte s’ouvrit brusquement et un Murray titubant fit son entrée.

-Assieds-toi devant la cheminée, dit Murdoch avec une certaine brutalité. Là au moins, tu n’auras pas froid.

Murray se laissa tomber dans le grand fauteuil qu’on lui indiquait.

-Monsieur Mac Dowel, dit Gordon, vous avez assez finassé et triché. Je vous accuse d’avoir enlevé Charlène Mac Murphy, de l’avoir séquestrée, violée avec la complicité de ces dames, et demandé une rançon d’un million de livres.

(à suivre)


Clausewitz

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