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28/08/2011

Revoir Françoise - 53 - Le 29 août 2011 - La bagarre -


Mac Dowel bondit comme un ressort et se plaça devant la cheminée en brandissant un Luger Parabellum.

-Cela ne se passera pas comme ça, cria-t-il, je ne me laisserai pas accuser plus longtemps. Dégagez la porte où je tire sur tout ce qui bouge !

Avant que personne ne fasse un geste, le Luger vola en l’air. Françoise avait frappé la main de Douglas d’un coup de pied en éclair. L’herculéen Gordon sauta sur lui et lui passa prestement les menottes. Il sortit une seconde paire de sa poche et l’attacha à une chaise.

-Voilà un magistral et bien opportun coup de pied, dit-il à ma bien aimée, qui s’était rassise modestement dans son fauteuil.

-Sur mon passeport, dit-elle, j’ai omis de mentionner ma ceinture noire de taekwondo.

-Me voilà bien embarqué avec une véritable tigresse, dis-je en éclatant de rire.

Douglas Mac Dowel était prostré sur sa chaise.

-Vous avez de la chance de ne pas vous en être pris à ma belle file. Vous n’auriez pas pu le raconter ! dit Murdoch qui brûlait d’envie d’administrer une raclée générale. Continuez, dit-il à Gordon. Nous voulons tous les détails.

-Toute cette affaire est sous tendue par la jalousie de mademoiselle Hélène. Tout d’abord, elle a embobiné sir Douglas, dont la virilité l’enchantait. Elle fut vite rejointe par Mary Higgins qui, affolée de sexe, se soulageait comme elle pouvait avec ces deux ruines. L’idée d’une séance avec Charlène comme victime la fascinait. Elle faisait partie d’un club qui se réunissait à Leith dans un vieux fortin. C’est là que nous les avons piégés. Nous disposons de toutes les photos des séances. Ce n’est qu’après l’enlèvement, qui avait surtout pour but d’assouvir la haine d’Hélène, que l’idée d’une rançon est venue dans la tête de Mac Dowel. Pourquoi, en effet ne pas joindre l’utile à l’agréable. Je me demande d’ailleurs si, la rançon payée, on aurait rendu la victime. Bien travaillée, elle n’aurait plus été présentable. Nos deux vieux lascars s’apprêtaient à venir participer à la fête qui devenait une sorte de sacrifice humain.

-Tout cela n’est qu’un tissu de mensonges, hurla Hélène. Vous n’avez pas la moindre preuve de ce que vous avancez.

-Mademoiselle, ceci n’est que le baisser de rideau. Je vous ferai grâce des preuves que nous avons accumulées : ADN, empreintes digitales etc.

Les portes s’ouvrirent et une série de bobbies, menottes en main, firent leur entrée, bouclèrent tout le monde et s’apprêtaient à les conduire dans les voitures cellulaires qui attendaient devant le perron.

-Minute ! dis-je. Avant d’escamoter ce monsieur, je voudrais pouvoir lui soulever la chemise.

Douglas se rebiffa, mais notre ceinture noire lui imposa silence.

Avec mon canif, je découpai sa manche droite à partir de l’épaule. Le petit drapeau pirate était bien là. Cela levait toutes les incertitudes.

(à suivre)


Clausewitz.
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