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18/06/2009

Rien ne sert de râler, tout est dit

Rien ne sert de râler, nous sommes repus, rien ne changera.     18 juin 2009.

(Anniversaire de Waterloo)

 

Je me pose la question : pourquoi râler ? C’est une perte de temps. Il ne sert à rien de touiller dans notre gauchisme obligatoire. La boucle est bouclée, rien ne changera.

 

Vous avez des opinions politiques ? Vous les exprimez ? Comme moi, vous êtes bien naïfs. Les socialo, les catho et les libéraux contrôlent un cheptel d’électeurs ficelés dans leurs prébendes. Allez demander à un employé des mutualités chrétiennes de voter pour autre chose que le cdh ! Un protégé du MR qui fait tous les jours la navette pour aller ne rien faire à Bruxelles de voter pour un autre parti que le MR ! Que dire des socialos qui tiennent la quasi totalité des employés communaux et des intercommunales de Wallonie ? Cela en fait du monde ! Ajoutez-y le secteur « non marchand » où on a placé des milliers de créatures ?

 

Que reste-t-il d’hommes libres ? Il n’y a plus que des clients au sens romain du terme qui, quoiqu’ils en barrissent, sont repus, roulent en bagnole, dépensent sans compter pour les GSM et Ipods de leurs enfants. On va peut-être réfléchir pour se payer des vacances un peu moins chères. Ils ne sont pas près de descendre dans la rue, ni à casser du gendarme.

 

Dernière observation. Les élections sont bouclées. C’est le président du parti qui désigne les candidats. Il y quarante ans que la démocratie a quitté les partis politiques. Tant qu’il y aura cette fameuse case de tête rien ne changera.  C’est le parti qui vous place en «ordre utile » le reste n’est que faribole. Pourquoi ce vote obligatoire qui vous empêche de manifester votre dégoût ?

 

Voici une phrase de Machiavel, dans son discours sur la deuxième décade de Tite Live : « Quand, pour une raison ou pour un autre, le peuple perd confiance, il faut nécessairement que l’état périsse. »

 

Clausewitz

16/06/2009

Vert dehors rouge dedans

le 16 juin 2009

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16:00 Publié dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (1)

12/06/2009

Méfiez vous des prometteurs de gros bénéfices

Méfiez-vous des prometteurs de gros bénéfices !

 

Blog du 12 juin 2009

 

C’est le conseil de James de Rothschild à son fils Edmond dans son testament de juin 1864[1]. « Les promoteurs d’affaires font des promesses pompeuses  de gros bénéfices alors que, le plus souvent, ils n’ont en vue que de se procurer une position et de s’assurer des avantages particuliers ».

 

Voilà les propos d’un banquier solide qui a fait ses preuves. En 1864 !

 

Les financiers qui ont « cru » en Madof sont inexcusables. Ils DEVAIENT savoir ! La cavalerie existe depuis les Assyro Babyloniens. Nous avons eu, récemment l’exemple de Jean Pierre Van Rossem et de son moneytron. Les banquiers qui ont cru en Madof sont, soit des imbéciles, soit  des escrocs arrosés au passage.

 

Comment avoir encore confiance dans le monde de la finance ? Voilà le Belge qui se remet aux économies. Où va-t-il placer son argent ? Problème éternel. Bienheureux les pauvres ! disent les écritures.  Y –a-t-il gens plus tourmentés que les riches ? Ils sont la proie de tous les escrocs, de tous les baratineurs, de tous les inventeurs de Sicav et autres fariboles.

 

« Rien ne vaut le cash ! » disent certains concrets. Voire ! La finance internationale tient son gourdin bien caché derrière le rideau pour vous assommer le moment venu. Voyez les Anglais. La livre a perdu récemment 30% de sa valeur. Les  Britanniques grugés revendent leurs villas du sud de la France,  cet Eden du monde.

 

L’euro domine le marché. Le dollar se fait tout petit. Quand la crise sera vraiment là (nous n’en sommes qu’aux prémisses) qu’y aura-t-il d’autre à faire pour rembourser l’abîme que les états creusent pour secourir les affamés et ses pauvres banquiers ? La dévaluation ! Les guerres se financent par l’inflation, les crises aussi.

 

Cacher son argent dans la cave. Le transformer en pièces d’or ? En lingots ?

 

Décidément le problème demeure entier et il existe depuis le commencement du monde, depuis l’invention des monnaies.

 

Clausewitz

 

 

 



[1] Le portrait. Pierre Assouline. Folio Paris 2009

11:25 Publié dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (0)

09/06/2009

CDH-PSC

CDH-PSC

Blog du 9 juin 2009

 

Un gentil commentateur (voir ci-joint) me fait remarquer que le PSC est devenu CDH pour élargir son recrutement. Examinons la chose : la démocratie chrétienne n’a pas renié son appellation. Il en va de même pour la CSC, les Mutualités Chrétiennes et leurs innombrables services touristiques. La CDU allemande est toujours C. Elle va de succès en succès. Le sigle C ne dérange absolument personne. D’ailleurs, comme les noms et les prénoms, les sigles perdent vite leur signification, c’est le contenu qui importe.

 

Alors pourquoi renier le sigle chrétien du PSC ?  Même question pour le CVP devenu le CDNV ce qui ne veut plus rien dire. Pour les francophones en tout cas. Autre cas de figure : les scouts. Ils s’appelaient FSC, Fédération des Scouts Catholiques. Depuis plus de trente ans, ils sont infiltrés par des athées que la mention  catholique  rend malades. Les scouts ont hésité longtemps à abandonner cette mention.. Ils craignaient une réaction négative des parents. La déchristianisation progressive de la société leur a enfin permis de jeter le masque. On ne promet plus de remplir ses devoirs envers Dieu (qui c’est ?) Il y a bien encore le Roi et la Patrie, mais pour combien de temps ?

 

Le CDH infiltré des mêmes athées a supprimé sa référence chrétienne. Sans rire, ils se sont appelés « humanistes ». Savent-ils seulement ce que cela veut dire ? Nous attendons les syndicats humanistes, les mutualités humanistes, les scouts humanistes, les familles nombreuses humanistes.

 

L’inertie politique aidant, les religieuses et les chrétiens continuent de voter pour eux. Un doux minois féminin sur les affiches[1] donne à penser qu’il s’agit d’un parti d’anges. Les anges c’est un peu catholique non ? Ils ne se doutent pas qu’en réalité, ils votent socialiste. Ils votent pour l’Islam et les femmes voilées, pour l’insécurité dans les rues, pour l’impunité des meurtriers d’enfant, pour le laxisme envers les trafiquants de drogue,  pour le foutoir dans les écoles, pour l’échec à l’université, pour la pénurie de médecins et pour une politique étrangère de ménagère de moins de cinquante ans. Ils votent pour une société d’assistés où ceux qui chôment gagnent plus que ceux qui travaillent.  Pour une société hypertrophiée de fonctionnaires inutiles mais clients politiques. Pour la grève des transports publics. Pour les embouteillages monstrueux.  Pour le foutoir généralisé et une administration étouffante et tatillonne[2].

 

Tout ce à quoi nous aspirons est devenu tabou. On ne peut en parler sous peine d’être traité de fasciste. Quel parti belge oserait, comme les Hollandais, se réclamer de l’anti islamisme ? Qui oserait exiger le rétablissement de la peine de mort pour les Dutroux[3] et consorts ?

 

Voter CDH c’est voter socialiste. C’est aveuglant non ? La délicieuse Catherine Fonck, c’est une sirène d’Ulysse[4].

 

Clausewitz



[1] Chez Vrebos, Bernard Westphael, dans un accès de galanterie inhabituel a dit à Catherine Fonck : je regarde le représentant  CDH dans les  yeux et, pour une fois, ce n’est pas désagréable…

[2] Il y a maintenant 61 ans que l’on parle de la réforme administrative.

[3] C’est l’avocat du Roi qui les défend.

[4] Les « humanistes » devraient se souvenir de l’Odyssée, non ?

15:39 Publié dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (0)

08/06/2009

La maladie du MR

Blog du 8 juin 2009 la maladie du MR

 

 

La maladie du MR.

 

Alors que partout en Europe, même en Flandre, la droite redresse la tête, en Belgique francophone elle pédale dans la choucroute.

 

Chez nous, il  n’y a plus de vrai centre droit.  Le PS peut perdre tant qu’il veut, il pourra toujours compter sur l’appoint du CDH et d’Écolo (vert dehors, rouge dedans), ce qu’ils appellent l’olivier.  Le CDH, ancien PSC, a phagocyté son aile droite (appelée jadis CEPIC) pour se noyer dans sa tendance gauchiste. Le coupable : Gérard Deprez. Dès son arrivée et grâce à la désormais omnipotence du comité directeur, il organisa la chasse aux mandataires de centre droit et ne fit plus élire que des démocrates chrétiens. Il l’a payé de sa carrière politique car il se crut bien avisé de mettre le pied à l’étrier d’une petite femme jolie mais intellectuellement quelconque (pensait-il), Joëlle Milquet. Il fallait bien qu’il fasse une pause dans sa carrière de président qui traînait en longueur. De toute manière, il allait continuer de diriger le parti en tirant les ficelles de sa marionnette. Comme souvent, c’est la marionnette qui le mangea!  Joëlle était une gauchiste pur fruit. C’est elle qui fit abandonner toute référence au christianisme. Le nouveau parti, officieuse officine socialiste, continue de surfer sur une masse importante d’électeurs chrétiens et de membres des classes moyennes désormais sans port d’attache. On peut tout se permettre : on a donné le droit de vote aux non belges. Il y a  des femmes voilées sur les listes. Laxisme dans la sécurité, euthanasie, destruction des indépendants et des classes moyennes etc.

 

Gérard Deprez comprit trop tard son erreur. Il se souvint alors de la frange droite du PSC. Pensant la rallier, il fonda un nouveau mouvement, le MCC, et vint demander l’hospitalité au MR. Autre erreur de jugement chez un garçon qui, jusqu’alors, s’était illustré pour son machiavélisme.

 

Avec un peu de culture politique il aurait dû se souvenir de l’accord immémorial socialiste libéral. Pour mémoire : les innombrables cartels « libéral socialiste »  de jadis, qui se dressaient partout où les catholiques étaient majoritaires. Au MR, en raison de ses profondes racines maçonniques, tout ce qui vient de la mouvance chrétienne est impitoyablement barré.

 

Il y a une masse considérable d’électeurs de centre droit qui hésitent désormais à voter CDH et qui se refusent à voter MR pour les raisons ci-dessus. Ils se précipitent alors dans l’autre piège : les écolos. Du temps où on allait à l’école on disait : ils tombent de Caribe en Sylla : le CDH et Écolo sont de gauche et par définition à la remorque du PS.

 

Le MR devrait profiter de la vague droitière de l’Europe dans le sillage de Nicolas Sarkozy.  Mais, pour les raisons ci-dessus, il n’inspire pas confiance. Il faut ajouter que ses dirigeants ne sont pas très sympathiques : fils ou fille de leur papa, ils procèdent peu ou prou de la morgue irritante de Didier Reynders. Le personnel politique se renouvelle mal. C’est vrai dans tous les partis puisque les nouveaux ne sont cooptés par les anciens que s’ils sont inodores, incolores et insipides.

 

Il manque donc une formation fraîche de centre droit un peu dans le style de la liste Dedecker en Flandre (mais, hélas, elle est surclassée par les extrémises flamingants de tout poil).

 

Dernière remarque : pour fonder un parti crédible, on dit qu’il faut vingt ans de travail.

 

Ce n’est pas demain la veille.

 

Clausewitz

 

16:59 Publié dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (1)

05/10/2008

Une petit grève. Une!

Une petite grève. Une !

 

Le 5 octobre 2008

 

 

            La grève ? Pourquoi se gêner ? Les fonctionnaires seront tous payés et, avec leurs beaux ponchos rouges, ils vont passer une bonne journée à se  marrer et faire ch… les automobilistes. Ceux-ci, terrorisés dans leur voiture, n’oseront même pas dire que ça  les embête : « Mais, non, bien sûr Monsieur le Gréviste, nous comprenons très bien votre colère. C’est déjà si difficile de venir à Bruxelles. Tous les jours, je suis bloqué à Bertem. Il y a tout le temps des accidents, « des pertes de chargement ». Mais votre colère vaut bien un petit désagrément. Il y a le droit de grève. Et c’est sacré ! C’est une grande conquête sociale :  faire ch… les gens quand on veut et comme on veut tout en étant payés soit  par le syndicat, soit  directement par le patron quand on est fonctionnaire. »

 

 

            Il y a bien d’autres sujets de grève encore inexploités. On dit tout le temps que

 

la planète se réchauffe. Voyez l’été glacial que nous venons d’avoir. Cela ne mérite pas une petite grève ça ? Et les banques belges qui pédalent dans la choucroute ? Ne devrions-nous pas les rappeler à une saine gestion ? Maintenant, nous faisons grève pour le pouvoir d’achat et pour le prix du mazout. Une petite grève ne ramènerait-elle pas ces foutus émirs à la raison ? Aux réunions de l’OPEP, on dirait « Attention, attention, la FGTBelge fait grève ! Il est temps de revoir nos prix !  Tout s’arrangerait. C’est simple. Comment n’y avons-nous pas pensé plus tôt ?

 

 

            Mais il y a un problème. Ces salauds d’automobilistes s’organisent. Ils font du covoiturage. Ils prennent congé ! Voilà-t-il pas que la circulation est plus fluide quand nous faisons grève ? Ce n’est pas de l’incivisme ça ? Une atteinte au droit de grève ? Pire, ce faisant ils économisent de l’essence. Ils nuisent à notre branche guerrière la SNCB qui ne va bientôt  plus pouvoir foutre la pagaille dans les gares.

 

 

            Si le public commence à ne plus être enquiquiné par nos grèves,  nous allons être privés de WE prolongés et de jours de congé supplémentaires.

 

 

            C’est la fin du monde.

 

 

                                                                                                          Clausewitz

 

 

 

11:30 Publié dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (1)

02/10/2008

Libération de Michèle Martin

Libération anticipée de Michèle Martin

 

Le 1er octobre 2008

 

 

Il est question de libérer anticipativement Michèle Martin, madame Dutroux. Elle est condamnée à trente ans. Elle vient d’en purger 12. Elle se dit tout à fait amendée. C’est sous l’influence de son mari qu’elle a laissé mourir de faim et de soif les petites Julie et Melissa. Quand Dutroux est rentré chez lui, (il était en prison), elles n’étaient pas mortes toutes les deux. Il les a enterrées vivantes avec sa pelleteuse. Madame Martin jure qu’elle ne le fera plus. Elle veut qu’on lui rende sa liberté. Elle a le droit de le demander. D’après la loi Lejeune, c’est au tiers de la peine que l’on peut adresser cette requête au juge.

 

 

Je suis, tranquillement et après mûre réflexion, partisan du rétablissement de la peine de mort. À condition bien sûr qu’il n’y ait aucun doute sur la culpabilité et en particulier dans les cas de meurtre d’enfants aussi horribles que celui-ci: Que ceux-ci, puisque il y eut d’autres victimes, Ann et Eefje. Nous reviendrons à la peine de mort ! Il faudra sans doute longtemps et encore beaucoup d’autres horreurs à la Dutroux et à la Fourniret, mais nous y reviendrons, comme les USA. En attendant, la Belgique remet ses assassins en liberté au  tiers de leur peine. Voir l’histoire de Dutroux remis en liberté par Melchior Wathelet. La France n’a pas rétabli la peine de mort  mais au moins elle a institué des peines incompressibles. Fourniret fera ses trente ans ! Et en plus les criminels d’enfant sont maintenus en institution après l’écoulement de leur peine.

 

 

En Belgique c’est comme si la justice et le législateur étaient dans le camp des criminels. On leur trouve toutes les excuses pour les remettre en liberté.  Le 10 septembre 2007, j’ai rappelé le cas du couple criminel qui avait torturé et dépecé la petite Christel. À peine dix ans après les faits, le  couple se promenait dans les rues de Coxyde  et la maman de Christel retrouvait la meurtrière dans la file au Delhaize.

 

 

En Belgique, protestez ! Faites des pétitions ! Personne ne vous écoute. Pas un politicien pour mettre les peines incompressibles à son programme. Aux USA  vous n’oseriez pas vous présenter à la Maison Blanche si vous étiez contre la peine de mort. Obama compris.

 

 

Ici on relâche les tueurs d’enfants dans la nature et… ils récidivent.

 

 

 

                                                                                              Clausewitz

 

09:55 Publié dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (8)

01/03/2008

Les Dupont et Dupond

Les Dupont et Dupond

 

Le 1er mars 2008

 

 

Abdelkhader Belliraj, un des chefs du réseau terroriste démantelé au Maroc, a été, pendant au moins huit ans, un indicateur officiel rémunéré de la Sûreté belge, dirigée, comme on le sait depuis très longtemps, par les Dupont et Dupond en personnes. En particulier la cellule de Gand : « Il n’a été accepté qu’après une belle période d’observation (sic) durant laquelle rien de contraire n’a été constaté » dit-on sans rire chez les Dupont et Cie. Il était rémunéré, insiste la Dernière Heure. L’information était connue depuis le 22 février dernier.

 

Ce charmant garçon, auteur, en Belgique, de six meurtres « jamais élucidés » comme de bien entendu a été cuisiné par la police marocaine qui semble un peu plus efficace que la nôtre.

 

Il serait question de l’extrader car IL EST BELGE, sans doute par mariage blanc, comme ils le sont tous. On pourra de la sorte lui donner un bisou sur le front et le priver de dessert pendant au moins deux semaines.

 

Ces Marocains quand même ! Ils n’arrêtent pas de nous donner des leçons d’efficacité. Ne pourrait-on leur demander de mettre un peu d’ordre chez nous. À la SNCB par exemple ; dans les aéroports ; à la Poste ; à Belgacom ? On pourrait leur demander de revoir notre police. Ils pourraient prendre nos deux Dupont(d) en stage.  Il serait temps de recycler aussi notre justice. Il y a de travail sur la planche. Pourquoi ne pas nommer Abdelkhader Belliraj au poste de premier ministre ? Il est belge. Il a montré lui, qu’il pouvait être efficace. Et il n’est ni flamand,  ni wallon.

 

 

                                                                           Clausewitz.

 

17:03 Publié dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (1)

12/02/2008

La leçon des Marocains à nos fonctionnaires

La leçon des Marocains à nos fonctionnaires

 

12 février 2008

 

 

Impossible d’encoder les certificats de décès et les actes de naissance. L’administration wallonne a dix ans  de retard sur sa consoeur flamande qui est à jour. Devant l’inertie de ses services, Catherine Fonck est obligée de s’adresser au privé (tant honni) en l’occurrence une firme dont le siège social est à Casablanca au Maroc. Il a suffit au privé marocain de quelques semaines pour rattraper l’arriéré d’encodage.  Toute le monde se scandalise : au privé ! Horreur ! « Nous sommes trop peu nombreux ! Nos machines sont obsolètes ! Nous     avons trop de malades ! On ne nous donne pas les moyens de faire notre travail ! » Et nani nanère. Une jeune fille, Cécile, en stage dans l’administration de la justice, faisait, récemment, son travail au mieux pour être bien notée . Elle fut rapidement remise à sa place : « Calme-toi ! Tu vas gâcher le boulot ! Ici on travaille lentement ! Tu as compris ? » Les médecins peuvent le confirmer. Ils ont tous en traitement des fonctionnaires malades de ne rien faire.

 

            « Vous croyez que c’est rigolo docteur, d’arriver au travail le matin et de devoir, pendant huit heures, faire semblant de travailler ? Car si, ostensiblement, les pieds sur le bureau, vous lisez des romans policiers, le chef va vous apostropher. Ce n’est pas qu’il veuille vous faire travailler, il s’en fout complètement : il exige que vous ayez l’air de travailler. On ne sait jamais, si un inspecteur arrivait. On ne peut pas jouer sur internet (on n’est pas branché ADSL), mais on peut faire des réussites, jouer à OXO ou aux échecs. »

 

 Cela rend malade plus d’un fonctionnaire. Ils sont souvent dix pour faire le travail d’un seul. Ils ont obtenu la place par  piston. Ils font parfois deux heures de train chaque jour pour rejoindre leur bureau. Je connais des gens qui vont quotidiennement à Bruxelles pour ne rien faire. Tout le monde a dans sa famille un fonctionnaire malade de son inaction. Récemment, un employé de mutuelle me disait : « Parfois ça me révolte de ne rien faire ici  alors que j’ai tant de travail à la  maison. » En définitive, le seul boulot des fonctionnaires c’est de renvoyer l’ascenseur à leur pistonneur au moment des élections.  

 

 

            Le problème de la fonction publique c’est qu’il faut quand même, finalement, que le travail se fasse. Il y a l’arriéré judiciaire par exemple : on finit par ne plus poursuivre parce qu’on est noyé par le retard. Catherine Fonck a peut-être trouvé la solution miracle. On continuerait de payer les fonctionnaires. Ils suivraient leur plan de carrière. Pour économiser l’énergie (déplacements, chauffage des locaux) ils resteraient chez eux. Le travail, on le ferait faire par des sous traitants privés marocains ou mieux indiens. Ils sont encore plus forts en informatique. Nous avons un million de fonctionnaires inertes. Peut-être qu’avec 40000 Indiens sous payés, on pourrait faire le travail ?

 

 

                                                                       Clausewitz

 

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10/02/2008

Laurette Onkelinx: encore les effets d'annonce

Laurette Onkelinx : encore les effets d’annonce.

 

10 février 2008

 

Depuis qu’elle est à la santé publique, Laurette Onkelinx a repris son train-train d’effets d’annonce. Elle part en guerre contre le cancer ! « Il faut être contre, ma bonne dame ! C’est une maladie épouvantable. Des milliers de familles frappées de plein fouet par la souffrance d’un proche et qui doivent affronter toutes les difficultés psychologiques, financières, d’organisation, de réinsertion qui en découlent ».

 

 

On va enfin s’en occuper! On n’avait rien fait avant moi. Maintenant, scrogneugneu ! on va voir ce que l’on va voir. Tous ces médecins n’ont qu’à bien se tenir. Ça va barder ! Dans le Journal du Médecin, elle ajoute sérieusement qu’elle se donne deux mois pour réussir. Avant le 23 mars précise-t-elle. « Il faut parler moins et travailler plus ! » ajoute-t-elle sans rire. Autres dossiers prioritaires : l’amélioration de la prise en charge des malades chroniques, la couverture des soins dentaires et l’orthodontie, la simplification administrative pour les médecins (ça, c’est déjà une promesse purement électoraliste, avez-vous déjà vu une administration simplifier quelque chose ?)

 

 

Tout cela après ses lois ridicules sur les armes et la  tolérance zéro pour les femmes battues. Après son inertie dans l’excision des petites filles. L’art de gouverner par effets d’annonce est désormais le seul art politique belge : on vous voit tous les jours à la télévision promettre la lune. Qui ne serait d’accord de combattre le cancer ? À coup de conférences  de presse ? De jolis effets de tête ? Pourquoi ne pas mettre au point un projet sérieux avec les vrais professionnels. Pourquoi faire la leçon à nos cancérologues par ailleurs si bien notés ? Pourquoi ces affronts ? On ne soignait pas le cancer avant Laurette ? Elle va nous expliquer quand et comment faire une chimio ? Comment dépister un néo de la prostate ?

 

 

L’effet d’annonce c’est l’art d’enfoncer les portes ouvertes. Cela n’engage à rien. C’est particulièrement efficace dans le domaine de la santé. Quand nous voyons mesdames Arena et Onkelinx apparaître sur les petits écrans nous pouvons être assuré d’une chose : elle  vont encore se faire mousser sur rien, promettre la lune,  faire miroiter leurs beaux cheveux, faire de gracieux gestes de la tête. Cela ne sera qu’un bruit sans lendemain avec en filigrane : ne m’oubliez pas aux prochaines élection !

 

 

                                                           Clausewitz

 

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