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09/02/2008

Marc Uyttendaele

Marc Uyttendaele Le 9 février 2008 Voilà le pauvret pris la main  dans le sac. Il a écrit une lettre à un certain Frédéric Delcor, patron du Centre d’Études du PS, pour  recommander son cabinet de droit public et administratif aux caciques du parti, dans toutes  les administrations qu’ils dirigent. La lettre est publiée dans le Soir. Scandale dans le landerneau ! Tout le monde se voile la face. « Affront, horreur, toutes le bouches criaient[1] » J’entends encore Patrice Grosfilet sur RTL, faisant la grosse voix à l’épouse (amoureuse) Laurette Onckelinx. Tout le monde a donné des leçons toute la journée : tous les journaux parlés ou télévisés. Je riais. Demain ce sera fini, pensais-je. On parlera d’autre chose. Le soir n’était pas tombé (et on est encore en hiver) que de nombreuses voix s’élevaient pour défendre le petit Marc. On argutiait. On relativisait. On nuançait. « Non ce n’est pas du racolage. Ce n’est pas du lobbying. C’est un comportement tout à fait normal ! » Parbleu ! C’est socialiste donc c’est au dessus de tout soupçon. Ce fut tout de suite terminé. « Il faudrait quand même faire des appels d’offre. Ce serait plus conforme à la législation » suggérèrent les bons amis du CDH, malheureux de voir leurs amants de cœur vilipendés. 

 

Je vais prendre la défense du petit Marc. Il est, bien entendu, parfaitement con de mettre par écrit ses boniments en faveur du cabinet Uyttendaele. Mais c’est bien là sa seule erreur. Tout le monde fait la même chose : on offre des soupers, on rince les gueules, ça va dans les frais généraux. Les dessous de table suivent le même chemin. Il faut vraiment se sentir assuré de l’impunité totale pour se recommander par écrit et joindre une liste de sujets où on pourrait faire merveille chez les camarades. L’impunité totale, comme naguère à Charleroi. Hélas, il a fallu qu’un journaliste fasse du zèle ! Et on prétend que le Soir est l’officieux du parti socialiste. C’est peut-être une calomnie. Quant aux marchés publics et aux appels d’offre : laissez-moi rire. J’ai vécu tout cela en direct. « Les appels d’offres réguliers prennent trop de temps (sic). Nous avons donc choisi un appel d’offre restreint. (Ce sont toujours les mêmes !) Non seulement ils nous connaissent parfaitement, mais ils se connaissent parfaitement entre eux et savent jouer chacun à leur tour. » Il n’est pas très original de dire avec Hamlet « Il y a quelques chose de pourri dans le royaume du Danemark ».  Notre pays est classé six dans l’échelle de la corruption mondiale, juste avant les pays du tiers monde. Nous en reparlerons.                                                                        Clauzewitz


[1] Waterloo de Victor Hugo

13:09 Publié dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (0)

01/02/2008

Les accompagnateurs de train

Accompagnateurs de train 01/02/2008

 

 

En ces temps bénis d’indiscipline générale, les accompagnateurs de train sont là pour protéger les voyageurs des « petites incivilités » des loubards. Vous avez dit protéger ? Ils s’évanouissent de trouille quand on les menace d’un pistolet à bouchon. J’ai vu la photo du beau moustachu  « en maladie tellement il a été choqué ». Savoir à quel point ils sont trouillards,  dégonflés, au  bord des larmes, prêts à pleurer après leur maman, ne peut qu’encourager les malfrats, les  «petits incivils ». Mais un autre problème se dessine. Faire grève somme toute, c’est amusant. On peut rester chez soi et prolonger son WE. La culture de grève  est génétique en Wallonie. Partout où le socialisme est passé, l’herbe n’a pas repoussé. Une très vieille histoire : en 1945-46, les ACEC de Herstal ont connu des grèves sauvages qui ont fini par détruire l’usine, à l’époque rivale de Philips. Une de mes vieilles patients me racontait : le matin, parfois, quand il y avait du soleil il suffisait qu’une copine s’écrie « Y fè bai ouille, on tape dju ! » (Il fait beau aujourd’hui on fait grève !) pour que l’atelier s’égaille en chantant l’internationale. À Liège aussi, l’interminable grève de « Cuivre et Zinc » qui se termina par la fermeture de l’usine. L’histoire lamentable du Grand Bazard de la place St Lambert. La grévomanie le conduisit à la ruine mais le personnel était tellement contaminé qu’il fut impossible aux repreneurs de continuer l’affaire. Plusieurs investisseurs s’y essayèrent et finalement un groupe suisse. Ils durent tous renoncer devant le bloc grévomane du personnel.

 

Au début de sa présidence, Ronald Reagan eut affaire avec une grève nationale des aiguilleurs du ciel. Ce fut vite fini. Reagan les licencia tous et les remplaça par des contrôleurs militaires. On n’a plus jamais entendu parler de grève des aiguilleurs du ciel.

 

Les grèves à répétition des TEC et des accompagnateurs de train sentent très mauvais. Cela va pousser les usagers à bout. Comme le ministre est aussi trouillard que les grévistes, il n’osera pas prendre la décision qui s’impose. Je crains dès lors que les voyageurs ne se résolvent un jour à passer aux voies de fait.

 

 

                                                                  Clausewitz.

 

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07/08/2007

La tripartite, c'est parti!

La tripartite, c’est parti ! Le 7 août 2007 Une hirondelle ne fait pas le printemps, mais la petite phrase du sénateur libéral flamand, PatrickVankrunkelsvelde est plus qu’une simple hirondelle qui passe. « Je ne plaide pas pour une tripartite, mais c’est beaucoup plus difficile sans Di Rupo… » C’est beaucoup plus difficile ? C’est même impossible ! On le sait depuis les élections. Comment, en effet, sans eux, réunir une majorité des deux tiers pour réformer la constitution ? Didier Reynders ne bougera pas sans l’accord d’Elio. Ils se tiennent par la barbichette. Mais, la belle mère Milquet est là derrière. Elle fait du charme à Reynders. Elle lui a même offert un cadeau pour son anniversaire. Elle veut récupérer Elio parce que Elio, c’est sa politique. Elle n’en a rien à battre des libéraux qui veulent une véritable gestion de l’état, alors que la gauche veut continuer à dilapider : le chômage confortable, les mutuelles florissantes, les fonctionnaires en surnombre, les entreprises taxées à en fermer leurs portes, le travail sous toutes ses formes mis à l’index comme une obsession ridicule. L’atout majeur pour en revenir à tout cela : la nécessité de cette foutue majorité des deux tiers. Les Flamands devront renoncer à toute politique constructive tant qu’ils seront obsédés par le communautaire. La transaction sera : « vous voulez évoluer dans le communautaire ? Continuez notre politique de gauche clientéliste ! Charleroi etc. Pas de baisse d'impôts, nos électeurs n'en payent pas» (On n’est qu’au début des affaires. Le plus beau reste à venir. On n’a pas encore ouvert le dossier liégeois). Voilà pourquoi, depuis le début des négociations, madame Milquet sabote. On parle de baisse fiscale ? Elle s’y oppose en demandant « baisser quoi ? » alors qu’il s’agissait du simple effet d’annonce d’un Leterme en train de boire la tasse et qu’elle le savait très bien. Et snif Angelica ! (Tiens, on n’en parle plus de celle-là). Leterme le maladroit,  (comme on disait jadis Charles le chauve) va-t-il réussir ? Toute honte bue, il va falloir ramener les socialistes aux affaires. Encore avec Leterme ? N’y a-t-il pas, dans l’ombre, un Flamand qui attend son heure ? Un roublard comme l’était le «démineur» Dehaene ? Un tordu, comme Martens ? Un vrai homme d'état, comme Tindemans? L’ex CVP a connu de nombreuses crises, mais c’est un parti politique solide. La réserve est pleine de talents divers. Attendons encore quelques jours. Clausewitz

08:30 Publié dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (0)

01/08/2007

Angelica, démagogie et cinoche

Angelica, démagogie et  cinoche

 

31 juillet 2007

 

 

Déchaînement de démagogie et de misérabilisme dans le cas de la petite Angelica. Toute la presse aux ordres de Di Rupo et de Milquet se déchaîne de mauvaise foi. RTBF en tête. Le cas de la maman devient le cas « Angelica ». C’est la maman qui est en Belgique frauduleusement. La petite fille est avec elle, mais ce n’est pas elle qui est en voie d’expulsion. C’est la mère. Et la mère se retranche derrière la fille pour tenter de se justifier. Il y a  quatre ans qu’elle est en Belgique et qu’elle n’a entrepris aucune démarche pour se faire intégrer. On l’enferme et on lui laisse sa fille. Qu’aurait-on hurlé si on l’avait séparée de la petite. Cette dernière intelligente et rusée comprend très vite le rôle qu’on lui fait jouer. La lettre au Roi, dictée par un adulte jouant les naïfs, est portée au palais royal et jetée à un militaire. Les caméras sont  là. La sentinelle part avec le chiffon et c’est tout. Le Roi n’a qu’à savoir ce qu’il doit faire.  Madame Milquet se fait interviewer complaisamment. Les négociations progressent-elles ? Réponse : « Pour le moment, comment avoir en tête des détails comme le budget alors qu’une petite fille va être expulsée ? » Snif. Elle voudrait saboter les accords qu’elle ne s’y prendrait pas autrement. Ce gouvernement sans ses chers socialistes la répugne. Tout est prétexte à sabotage. Elle tient Leterme à la gorge. Il ne peut se passer de ses voix. S'il échoue, ne va-t-on pas être obligé d’aller vers une tripartite? Avec son cher Elio? Je ne suis pas Geneviève Taboui, mais je prédis encore bien du souci à ce pauvre Leterme auquel elle n’a pas fini de chercher querelle. Pour en revenir à la maman d’Angelica, elle s’est jetée au sol et s’est débattue pour dramatiser l’événement alors qu’elle savait très bien qu’il lui suffisait  de refuser de partir pour qu’on la ramène et que l’on organise un deuxième transport, contraignant   celui-là. Elle montre une petite érosion à la jambe. Elle affirme que les policiers l’ont frappée. Tout qui a vu ses images à la TV a compris que c’était une tricheuse et une faiseuse d’histoire. Elle a derrière elle les socialistes, les écolos et la belle madame Milquet. Tous ceux qui ne participent pas aux négociations ou qui les sabotent. Une sorte de nausée me prend à regarder tout cela et j’ai bien l’impression de ne pas être seul. Clausewitz

 

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15/07/2007

Amaigrissement de l'appareil administratif

Amaigrissement de l’appareil administratif ?

 

Le 15 juillet 2007

 

 

Dans le futur accord de gouvernement les parties (orange et bleue) seraient d’accord pour amaigrir l’appareil administratif. Cela me fait rire. J’avais 12 ans. Je me passionnais déjà pour la politique. Un jour, je suis arrivé en retard à l’école parce que, sur l’INR, j’avais écouté une intervention (j’ai oublié de qui) où on annonçait une profonde réforme administrative. On allait rationaliser le travail des fonctionnaires, on allait réduire leur nombre, on allait les responsabiliser, contrôler leurs absences, en finir une fois pour toutes avec les nominations politiques. Ma naïveté enfantine imaginait déjà une Belgique déchargée de son mammouth, réinvestissant le bonus dans de grandes œuvres pour le bien public. Je rêvais encore en affrontant le préfet qui me reprochait mon retard. Il ne s’est évidemment rien passé. C’était déjà, comme on dit maintenant, un simple effet d’annonce. La fonction publique n’a cessé de peser de plus en plus lourd sur nos épaules. Un million de fonctionnaires pour dix millions d’habitants. Il faut y intégrer les innombrables fonctionnaires des mutualités. À noter que les employés des mutuelles gagnent autant que l’ensemble des médecins généralistes alors qu’ils sont quatre fois moins nombreux. Scandale que l’on ne cite jamais qu’en petits caractères, tant les mutuelles sont nos vaches sacrées et que l’on ne peut pas y toucher. Et voilà que cet étonnant Sarkozy nous indique une méthode toute simple. Il suffit de ne remplacer qu’un fonctionnaire sur deux quand ils partent à la retraite. Il y a tellement de fonctionnaires en France que j’avais des craintes pour le candidat qui claironnait cette mesure. Et bien non ! Il a brillamment réussi son passage. Est-ce possible chez nous ? J’en doute. Tous ces fonctionnaires sont placés par les partis. C’est le fameux clientélisme. Alors que je lui racontais un vol massif de viande dans un grand hôpital de la région, une de mes vieilles patientes s’écria : « ne venez pas dire du mal de L. Il a fait avoir une place d’institutrice à ma petite fille. » Fermez le ban ! C’est toute la Belgique. Pour que cela change, il faudrait que les politiciens se changent. Comment se changer alors qu’on profite du système ? Tous partis confondus. Voilà quarante ans que j’attends.

 

Clausewitz

 

09:12 Publié dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (0)

05/07/2007

A quoi sert le service public? Grèves dans les aéroports

Le 5 juillet 2007.

 

 

À quoi sert le service public ? Encore des grèves dans les aéroports.

 

 

 

Je reviens d’Héraklion. C’est un aéroport très moyen mais d’une activité fébrile. Les avions décollent et atterrissent en masse. Les formalités sont un peu lentes, mais cela avance quand même. J’atterris à Bierzet (LIEGE AIRPORT) Immense aéroport vide. Ici tout n’est qu’ordre et beauté, luxe calme et volupté. Quand on y travaille, c’est au ralenti. On bien on fait grève, comme ce dimanche 1er juillet. Car ce jour-là, il y avait des vacanciers à enquiquiner. Ordre et contre ordre à la radio et à la TV. Un petit ministre rondouillard en profite pour se rendre intéressant. Finalement, la grève s’arrête. Mais la compagnie Thomas Cook n’a pas confiance. Elle connaît les lascars. Elle frète trois cars au départ de Bierzet pour conduire ses passagers à Zaventem. À « Liège Airport », au téléphone, on vous annonce que tout est fini et que l’avion décollera bien de Bierzet. J’arrive à l’heure prescrite pour apprendre que les cars sont en route pour Bruxelles. Je dois prendre un taxi (125€) pour les rattraper. Ok. Ok. Pourquoi Thomas Cook continuerait-il à décoller de Liège ? Pour éviter les grèves spasmodiques de ces privilégiés du régime particratique ? Pourquoi ne pas toujours organiser des services de car et se rendre dans un aéroport où on fait grève aussi bien sûr, mais quand même pas à la  moindre vapeur d’un délégué syndical qui souhaite prolonger son week-end. J’ai eu le temps de méditer sur cet aéroport. On n’a pas lésiné sur le volume, ni sur le luxe. Cela ne doit pas avoir été perdu pour tout le monde. Pourquoi tant de dépenses pour un aéroport en sommeil ? Je vais organiser mes prochaines vacances avec un départ de Maestricht. C’est à peine plus loin de chez moi et je vais tomber sur des gens qui travaillent et qui veulent faire fonctionner leurs installations. La gangrène wallonne finira-t-elle par nous tuer tous ?

 

 

 À quoi sert le service public ? À faire ch… le public !

 

 

Clausewitz

 

10:53 Publié dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (0)

15/06/2007

Le kit d'euthanasie: pas une plaisanterie!

 

Plusieurs amis se sont étonnés de mon blog sur l’euthanasie et de son mode d’emploi. Certains pensaient qu’il s’agissait d’une prophétie. D’une vision pessimiste de l’avenir. Et bien non ! Le kit d’euthanasie existe bel et bien. Il suffit d’interroger une pharmacie socialiste ainsi que je l’ai fait tout à l’heure. « Oui, m’a répondue la pharmacienne  (pharmacies populaires liégeoises). Nous pouvons disposer du kit d’euthanasie dont vous me parlez. Il s’agit bien de l’administration de pentothal pour anesthésier le patient et de curare pour le tuer par arrêt respiratoire. Aucun médecin ne nous en a fait la demande. Je pense que la méthode est lourde et demande une intervention personnelle devant laquelle le praticien recule. Ils semblent préférer l’administration de dormicum et de morphine. » Interrogé le responsable des généralistes du coin a exprimé sa surprise. Il n’a jamais entendu parler d’un confrère qui aurait pratiqué une euthanasie brutale dans le sens prévu par la loi. Souvent, il s’agit de soulager la souffrance d’un malade en fin de vie. On augmente les doses de morphine en prenant le risque qu’elles finissent par être létales. Il ne s’agit pas d’euthanasie. Tout au plus d’orthothanasie, ce qui a toujours été considéré comme tout à fait légal et compassionnel. Nous refusons l’acharnement thérapeutique. Par exemple alimenter par sonde un patient dans le comas. Le cas du patient polonais qui se réveille après plusieurs années doit tout de même nous faire réfléchir. L’euthanasie sensu stricto c’est un meurtre, c’est à dire selon Robert, l’action de tuer volontairement un être humain. Habillons ce meurtre de tous les euphémismes dont notre société est friande, cela reste un meurtre. Pourquoi avoir peur des mots ? Je suis là au chevet de mon patient ; je branche un dispositif et je le déclenche. Après quelques minutes, il est mort. C’est un meurtre. Quand j’essaye de soulager les souffrances de quelqu’un et que  j’atteins la dose mortelle, c’est un choix. Mon but n’est pas de le tuer mais de soulager sa souffrance. Je suis dans la ligne d’Hippocrate : « Sedare dolorem divinum opus » (Soulager la souffrance est une œuvre divine). C’est peut-être sa plus belle sentence. Elle résume toute la médecine. Le kit d’euthanasie et toutes les palinodies autour de l’euthanasie me semblent bien suspects. C’est l’autorisation de tuer donnée à certains médecins, à certaines institutions. C’est  le point de départ de la liquidation des incurables, des vieux, des anormaux, des fous, des déprimés (c’est commencé) des opposants politiques. Quand on en est là, il n’y a plus aucun respect de la vie. Il n’y a qu’en Belgique et qu’en Hollande que l’euthanasie a commencé. Le conseil de l’Europe l’a repoussée après des débats longs et circonstanciés. Un argument inattendu des opposants : comment accepter l’euthanasie alors que nous voulons abolir la peine de mort ? N’y a-t-il pas des criminels incurables que l’on pourrait euthanasier en fonction de cette loi ?  Clausewitz

 

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Kit d'euthanasie, mode d'emploi

15 juin 2007

 

 

L’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité (ADMD) a estimé qu’il y avait beaucoup trop peu d’euthanasies en Belgique. En association avec la chaîne de pharmacies socialistes Multipharma, elle a décidé de mettre sur le marché un kit d’euthanasie pour faciliter le travail des médecins qui auraient des problèmes techniques pour donner la mort. On n’a guère parlé de la composition de ce kit. Le principe est le suivant : grâce à 3 petits baxters et une aiguille à trois direction, on commence par endormir le patient avec du pentothal (le commentaire explique que dans 90% des cas, à cette dose, le sujet est mort). S’il résiste, on libère le contenu du second baxter et on injecte du norcuron, dérivé du curare, un poison de flèche des Indiens d’Amazonie. Le curare a la propriété de bloquer les muscles. Le patient est asphyxié par la paralysie des muscles de la respiration. Le troisième baxter, de liquide  physiologique, ne sert qu’à rincer les canalisations avant de retirer l’aiguille.

 

Les conseils de l’Ordre des Médecins et des Pharmaciens ont réagi à l’introduction de ce kit en pharmacie. La presse en a parlé. Nous n’avons relevé nulle part l’indignation que l’on aurait pu attendre devant une mesure aussi extravagante. La presse internationale réagit plus que nous. Il est vrai que la Belgique (Dutrouxland) est tellement habituée aux horreurs que plus personne ne réagit à rien. À noter, trois malades dépressifs viennent d’être « euthanasiés » en Flandre , cela n’a provoqué que des haussements de sourcil. L’évolution que nous avons prévue dans notre blog précédent, est inexorablement en marche. « Et c’est vrai, à la fin, que tous ces vieux dans les asiles coûtent vraiment très très cher »(Sic)

 

En ces temps d’imposture universelle, dire la vérité est un acte révolutionnaire (G. Orwell)   Clausewitz

 

 

09:50 Publié dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (0)

08/06/2007

campagne électorale: ad nauseam

Campagne électorale: ad nauseam

 

Le 8 juin 2007

 

 

Elle se termine cette campagne ? Pas une seule idée nouvelle si ce n’est qu’il ne faut surtout pas que le planète se réchauffe. Nous allons tous ensemble prier St Expédit. En l’an 2050, c’est presque (mais pas tout à fait) juré, on aura réduit l’effet de serre pour limiter le réchauffement à 1 ou 2 degrés. Je suis tellement anxieux de ce résultat. Dans 43 ans ! Quelle belle perspective! Nicolas Sarkozy triomphe. Il a arraché cette concession au terrible Bush. Lequel ne s’est engagé qu’à une chose : il ne s’y opposera pas ! (D'ailleurs, il sera mort depuis longtemps). Plus personne n’a le sens de l’humour ! Les journalistes rapportent tout cela sans rire. C’est une immense victoire ! Nous ne pouvons que constater une chose : l’incommensurable bêtise humaine. Deux degrés, (je crie fort, cela ne sera peut-être qu’un seul degré) en diminuant l’effet de serre, en diminuant la production de CO2. Avons-nous pensé à ce que sera la production d’énergie dans cinquante ans ? Utiliserons-nous encore le pétrole ? Les centrales nucléaires seront-elles toujours les mêmes ? Et les piles à combustible et l’hydrogène et l’énergie solaire et l’énergie géothermique et peut-être la fusion ? Que savons-nous de ce que sera la vie dans cinquante ans ? Et les Chinois, et les Indiens? Que savons-nous de nos besoins futurs ? Quasi rien !  La relation entre la production de CO2 et le réchauffement est-elle linéaire ? N’y a-t-il pas d’autres facteurs en cause ? Quand je vois les écolos donner des leçons aux autres partis qui baissent l’oreille, je ne peux m’empêcher de rire ; comme quand les communistes français donnaient, et donnent encore, des leçons de démocratie aux autres partis qui eux non plus ne riaient pas. Les intégristes écologistes, comme dit Claude Allègre, fulminent des excommunications en série pendant qu’Al Gore vole, comme tous les présidents de secte, dans son jet privé. Il annonce que dans cent ans Manhattan sera noyée sous six mètres d’eau. Qu’en sait-il le bougre ? Une chose est sûre : son commerce marche et ce n’est pas tout à fait négligeable. Le catastrophisme a encore de beaux jours devant lui. Les hommes adorent. Je me suis laissé dire qu’un journal anglais avait décidé de ne publier que de bonnes nouvelles. Il a immédiatement fait faillite. Cela vous étonne-t-il ? Clausewitz

 

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07/06/2007

Le capitaine Haddock premier ministre?

Le capitaine Haddock, premier ministre ?

 

 

Le 7 juin 2007

 

 

Les murs et les fenêtres de l’arrondissement de Liège sont couverts de l’image d’un célèbre ivrogne qui se couvrit de gloire lors d’une émission postélectorale tardive et déjà bien arrosée. « C’est un bon vivant ! » disent les Principautaires qui ont toujours adoré les alcooliques à commencer par le célèbre Tchantchèt qui se pétait au pèket. Loin de moi l’idée sournoise de mettre en doute l’efficacité politique de l’oenophile susmentionné, je crois que son succès, que l’on peut prévoir énorme, sera dû beaucoup plus à son ivrognerie qu’à son sens de la gestion politique. Pour être élu il faut être ivrogne ! Il peut suffire aussi d’être plus ou moins truand, de tenir une maison de rendez-vous ou, plus simplement d’être pédophile. Reconnaissons que l’ivrognerie est le plus sympathique de tous ces vices. Mais il ne faut pas faire semblant ! Je me souviens d’une séquence tv aux fêtes du 15 août en Outre-meuse où un certain Didier Reynders faisait, devant la camera, des à fond de péket. « Bidon, monsieur le ministre, bidon ! Qui nous prouve que ce n’était pas de l’eau du robinet ? » Il faut non seulement boire mais il faut être ivre et débiter de gentilles âneries. L’ivrogne qui couvre nos murs est inégalable dans le parler bredouillant et mouillé. Une pensée soudaine me vient. La sympathie pour les ivrognes ne vient-elle pas de Hergé et de son capitaine Haddock, mille sabords ? Quel tsunami électoral si ce célébrissime ivrogne se présentait aux élections ? Bien que ce soit au whisky, il serait certainement choisi par le Roi pour le poste de premier ministre. Serait-il plus malfaisant que les buveurs d’eau ? Clausewitz

 

 

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