Blogs Lalibre.be
Lalibre.be | Créer un Blog | Avertir le modérateur

03/06/2007

Vaccin antiHPV. 70% de protection

3 juin 2007

 

 

Vaccin contre la papillomavirus humain (antiHPV)  70% de protection.

 

 

Le vaccin devrait protéger contre le cancer du col de l’utérus. La plupart des téléspectateurs ont compris qu’il s’agissait d’un vaccin contre le sida. (Confusion entre HPV et HIV). Le Répertoire Commenté des Médicaments apporte de nombreuses réserves au triomphalisme de la firme pharmaceutique : le vaccin ne protège que 70% des femmes touchées par le papillomavirus. Uniquement le virus représenté dans le vaccin. L’effet protecteur n’est efficace que pour 4,5 ans. Il n’y a aucune donnée pour le long terme. Les frottis de dépistage sont toujours nécessaires après la vaccination. Effet positif : le vaccin protègerait des verrues génitales. Le triomphalisme absolutiste du Conseil Supérieur de la Santé ne se justifie pas. Si on le lit en détail, après l’énorme effet d’annonce, les restrictions ci-dessus apparaissent clairement. Mais dans ce genre d’affaire, c’est l’effet d’annonce qui compte : créer la panique dans le public et le faire se précipiter vers un produit commercialement hyper rentable mais d’un prix prohibitif.

 

On se saignera aux quatre veines : « Je peux bien payer ce vaccin à ma petite fille, je l’aime tant, elle ne contractera pas le cancer du col de la matrice ! » Dring! C’est la sonnerie du tiroir caisse. Suivre le cours de l’action de la firme en cause. Et c’est vrai pour le cholestérol, pour l’ostéoporose, pour la margarine, pour les « anti  agrégants plaquettaires, les coxib etc.etc. Nous en reparlerons d’abondance. Il s’agit ici d’une campagne. L’action du Comité Supérieur de la Santé est concertée avec la radio, la TV et la presse. La meilleure façon de promouvoir un médicament, c’est de bourrer le crâne du public qui va ensuite le réclamer à cor et à cris à son médecin traitant. De guerre lasse ou pour ne pas passer pour un imbécile, ce dernier prescrira tout ce qu’on voudra. Il faudrait aussi analyser la propagande mondiale pour le vaccin contre la grippe. Les médecins y croient tellement qu’ils ne se vaccinent pas eux-mêmes. Clausewitz

 

12:53 Publié dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (0)

27/05/2007

La poste encore en grève 27 mai 2007

La poste encore en grève 27 mai 2007

 

 

La poste vient encore de faire grève. C’est toujours le même mécanisme. On prolonge un congé, on établi un superpont et on en profite pour enquiquiner les usagers, innocentes victimes des service public. Je me souviens d’un slogan ancien: « À quoi sert le service public ? À faire ch… le public ! » J’aurais dû mettre ce slogan en exergue. On prend les usagers en otage pour faire pression sur une direction qui se fout complètement des usagers. Le plus souvent, les grévistes sont payés. Par des piquets de grève, on prouve que les malheureux ont été empêchés de travailler et on leur verse leur traitement quand même. C’est vrai pour les bus, pour les enseignants, pour les chemins de fer, pour les diverses administrations, communales ou autres. Il y en a des moyens pour faire ch… le public. Je crois qu’il y a pire que le service public pur et dur, c’est l’ex service public privatisé. Exemple Belgacom et la Poste. Belgacom est devenu un foutoir inextricable. Un de mes patients commande l’ADSL et Belgacom TV. On lui envoie les colis et les lettres d’explication (mot de passe compris) à une adresse qu’il a quittée depuis 8 ans. Je ne vous dis pas le plaisir qu’il a eu de réclamer par téléphone (Si vous parlez français, poussez 1 etc etc, jusqu’à la jouissance). C’est le  foutoir public et l’indifférence privée. Il ne faut pas privatiser un service public ! Il faut autoriser un service concurrent de s’installer en face de lui. Mais encore ! Nous vivons l’expérience de la privatisation de l’énergie où, avec la complicité des politiciens,  tous les tarifs ont bondit vers le haut. Et nous ne disons rien. C’est le silence des agneaux. Ainsi que me le faisait remarquer un correspondant avec le loup et le chien : nous sommes bien nourris mais nous portons une chaîne au cou qui nous empêche de nous révolter. Quand aurons-nous une vraie opposition en Wallonie ?            (Le MR ? Il s’invective avec le PS et ils n’auront rien de plus pressé que de ressauter dans le même lit après les élections. Les postes sont peut-être déjà fixés) Clausewitz

 

18:28 Publié dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (2)

22/05/2007

Trente pour cent de malentendants

Culture, le 22 mai 2007

 

 

Trente pour cent de malentendants

 

 

Ce matin, j’assiste  encore à un enterrement. Absoute au funérarium. Comme de plus en plus souvent. Une pièce étroite, où se trouve la bière,  puis une porte grande ouverte sur un hall. C’est plein de monde. Un prêtre officie. Il est en soutane blanche avec une étole mauve. Personne n’écoute ce qu’il dit. Comme d’habitude. Comme d’habitude aussi, il s’en fout complètement. Ce n’est pas le fait des prêtres uniquement, mais bien de tous  ceux que, à notre époque, on appelle encore orateurs. Ils parlent pour eux seuls. Ils murmurent. Ils gazouillent. Ils ne se rendent pas compte que la moitié des auditeurs sont hors de portée de leur voix. Si on peut appeler voix le filet qui s’écoule de leur bouche. Dans le hall où je suis, je n’entends rien du tout. « Pourquoi ne portes-tu pas un appareil ? » me dit-on parfois. C’est vrai, je n’entends pas marcher les fourmis. Mais le tiers de la population est dans mon cas. Si je parlais, moi, on m’entendrait sur le trottoir. Lui, il murmure…Mon fils qui a l’ouïe fine, perçoit les sons. Il quitte la réunion. « C’était trop stupide » me dit-il à la sortie. « Il a parlé de la condition ouvrière, des grèves de 1960, du travail des femmes. Il mêlait Jésus Christ à tout ce galimatias. » De toute manière, personne ne l’écoutait. Même dans les églises avec sono, le prêtre parle à côté du micro. Que dire de la famille qui vient débiter ses âneries ? Dernièrement, à l’enterrement de la maman d’un copain, une « oratrice »  fit entendre un son bizarre. C’est alors que j’ai compris qu’elle parlait en allemand. Au théâtre, maintenant, ils ont tous des petits micros près de la bouche. On ne les entend pas mieux, ils murmurent de plus en plus bas. Ce que j’affectionne le plus ce sont les orateurs inaudibles qui martèlent leur pupitre avec le poing. On se croirait à Verdun, avec le canon. Les Anglais et les Français semblent avoir compris qu’il existait des malentendants. Toutes leur émissions TV sont sous titrées. Les Belgicains, mazette, RTL itou. Seuls les sourds complets ont droit à un journal gestuel. Les durs de la feuille (30%) n’ont qu’à jouer au scrabble. L’inspecteur Barnaby, dont les subtilités sont déjà si difficiles à suivre, est complètement incompréhensible sur une chaîne belgicaine. Sur France 3, avec le sous titrage, c’est déchiffrable. Pendant mon adolescence, quand je jouais dans une pièce, le prof de diction se mettait dans le fond de la salle et  hurlait : « Je n’entends rien ! »  Il n’y a guère, j’ai vu un acteur professionnel parler en tournant le dos au public…

 

Bonne journée.  CLAUSEWITZ

16:21 Publié dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (0)