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23/10/2009

Encore les femmes battues

Femmes battues 23 octobre 2009

 

 

S’il est bien un dossier difficile, c’est celui des femmes battues. En Belgique, une femme sur cinq sera battue au moins une fois dans sa vie. La violence conjugale est la première cause de mortalité féminine. Ce sont les chiffres stupéfiants découverts dans la presse. Ce serait vrai pour tous les pays d’Europe.

 

On parle de tolérance zéro. Voici le texte de mon blog du 11 septembre 2007 : La tolérance zéro c’est la stratégie développée par l’ex maire de New York, Rudolph Giuliani. La « grosse  pomme » était la capitale de l’insécurité, de la petite criminalité, du trafic de drogue, de la prostitution et de la malpropreté. Giuliani avait promis de nettoyer tout cela et il y réussit. En quatre ans New York fut nettoyée de ses petits malfrats, de ses putains et de sa crasse. La méthode ? La doctrine de la tolérance zéro. Tous les délits sont poursuivis et punis dès la première infraction. Le maire y mit le prix, il multiplia le nombre de policiers et leur donna des instructions de sévérité exemplaire. Et le miracle se produisit. La ville fut nettoyée et assainie nonobstant, il est vrai, quelques bavures et quelques ecchymoses. Le slogan « tolérance zéro » fit fortune. Il parvint jusqu’en Belgique. Il fut ramassé par nos expertes  en effet d’annonce, spécialement Laurette Onkelinkx. On allait voir ce qu’on allait voir. Dans tous les cas de brutalité envers les femmes, épouses ou non, elle dit avec son joli petit mouvement de tête : « Maintenant c’est fini !!! Tous les conjoints brutaux : au trou ! On ne chipotera plus avec des procédures traînantes. Vous frappez ou menacez votre compagne ? Au trou ! On va voir ce qu’on va voir scrogneugneu ! »

 Et bien c’est tout vu. C’était juste pour rire. On vient encore de le voir avec cet assassinat de Ganshoren. La victime avait écrit vingt plaintes au service de tolérance zéro de madame Laurette. Son ex était en prison. C’était un voleur, un trafiquant, un brutal, bien connu de la police. Sitôt sorti de tôle, il se remit à la menacer. Monsieur ne supportait pas sa nouvelle liaison. La dame porta encore plainte trois fois auprès des services de tolérance zéro. Maintenant elle est morte. Elle a reçu cinq balles dans le dos dans son vestibule. Madame Laurette, toujours avec son joli mouvement de menton, déclare, (toujours les effets d’annonce), qu’elle va faire une enquête dans ses services. «Il y a sûrement quelques chose qui n’a pas fonctionné » dit-elle. Parbleu. Comme partout en Belgique, rien ne fonctionne jamais sauf les effets d’annonce. Il suffit d’annoncer et puis d’aller dormir. Tout continuera comme avant et les femmes d’être battues et tuées par leur malfrat. On nous annonce la libération prochaine des tueurs de Marc et Corinne ; de la femme Martin et peut-être de Dutroux lui-même. D’après la loi Lejeune, ils devraient sortir. Merci, merci Laurette. D’ailleurs Sainte Laurette n’est-elle pas la patronne des cambrioleurs ? C’est en tout cas ce que mon curé me dit. Clausewitz

 

J’ai encore entendu mentionner cette carabistouille de tolérance zéro à toutes les émissions de radio et de TV. Pénétrons-nous bien du fait qu’il s’agit d’une plaisanterie. Si une femme porte plainte, la police lui rigole au nez ou la renvoi chez son bourreau. En  attendant les suites de l’enquête, elle mourra!  C’est comme ça pour tout en Belgique. Les deux Duponts régissent la police et Bécassine, la Justice. Les gangsters sont innocents, les pauvrets, ils ont été si malheureux quand ils étaient petits, mais ces salopards de propriétaires, ces vieilles peaux qui se baladent avec un sac à main provoquant, ces enfants gâtés porteurs arrogants d’un MP3 que l’on poignarde impunément, ce ne sont pas eux les coupables ? Ne faut-il pas les punir ? Pour l’exemple !

 

Les femmes battues ? Voilà qu’on s’en souvient ? Rassurez-vous ce n’est que passager. Sitôt la campagne et les effets d’annonces terminés, tout retombera dans l’oubli. Les femmes sont si provocantes !  On répétera avec Paul Léautaud : « Celui qui ne comprend pas que l’on ait envie d’étrangler une femme, ne connaît pas les femmes ! »

 

Clausewitz

21:13 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)

12/10/2009

Toujours le galimatias

Toujours le galimatias : la définition grammaticale de  l’article.

 

 

Définition de bon sens : petit mot qui définit le genre et le nombre du mot auquel il se rapporte.

 

Définition grammaticale moderne :

 

L'article est un item lexical qui grammaticalise n'importe quel autre item lexical en le faisant entrer dans la catégorie des noms en en exprimant le genre et le nombre.

 

Le galimatias triomphe ! Une femme d’ouvrage est une technicienne de surface, un sourd est un malentendant, un aveugle, un mal voyant. Le galimatias triomphe particulièrement en anatomie où, pour chaque élément il y a désormais trois termes distincts : le terme anatomique français, le terme latin (qui est employé dans le monde médical non francophone) et, depuis la dernières réforme, la traduction française du terme latin, différente du français original.  Exemple : le muscle « droit interne » est, en latin le « gracilis », en néo français, il devient le « gracile. » La veine saphène interne est devenue « la grande saphène ». Ce qui est rigolo, c’est que les chirurgiens qui sont les grands utilisateurs de termes anatomiques, continuent imperturbablement à parler en français. Confusion pour l’étudiant et pour le profane.

 

Le galimatias c’est la tour de Babel. Chaque petit chef veut sa nomenclature personnelle.

 

Dans les unités de mesure de la pression atmosphérique, nous avons eu droit aux mm de mercure. Trop simple! On nous a donné les millibars 760 mm de mercure = 1000 millibar, soit un bar. Trop simple encore! En 1986, on eut recours aux hectopascals.  Un hectopascal = un millibar. Voilà pourquoi vous n’entravez plus que dalle au blabla météorologique.

 

La fureur galimatiesque a surtout sévi en chimie médicale. On exprimait jadis le taux de surcre ou d’urée dans le sang , bêtement, avec des milligrammes pour cent ou par litre. Stupide ! Ce qui agit ce sont les molécules grammes ou, mieux les équivalents, on utilise donc les milliéquivalents et… les protocoles deviennent parfaitement illisibles. Pour faire chic, les labos se lancent, dans le désordre, dans les nouvelles unités qui n’ont strictement aucun intérêt. C’est une folie essentiellement européenne. Un jour, la célèbre revue américaine The New England Journal of Medicine, cria stop ! Terminé ! Nous n’acceptons plus que l’ancienne nomenclature, c’est à dire les milligrammes pour cent. Pour les obsédés des multiples nouvelles nomenclatures chaque abonné recevra un petit ouvrage de traduction des unités. Ils ont tenu parole au grand dam des obsédés de la complication.

 

La devise européenne et surtout française est  « Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? »

 

Si vous êtes clair, vous êtes suspect ! N’êtes-vous pas un peu simplet ? Honneur au galimatias. Pourquoi  la langue française meurt-elle ? Elle a perdu sa qualité principale : la clarté.

 

Clausewitz

11:29 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)

08/10/2009

Galimatiomogie

Toujours le galimatias.

 

Je commence à me demande sérieusement si la galimatiologie n’est pas devenue le mode d’expression de notre époque. Quand vous regardez un film, le plus souvent, d’entrée vous ne comprenez rien. Vous êtes dans un immense bureau inconnu. Un monsieur se sert un café. La machine crachote. Une accorte demoiselle vient lui expliquer qu’il s’y prend mal. Il  a des taches sur sa chemise. Il doit voir le directeur, une gros bonhomme antipathique qui l’engueule parce qu’il n’a pas encore la réponse à la question qu’on lui a posée. Deuxième tableau, le monsieur (vous n’êtes pas certain d’avoir entendu son nom (Bill ?) roule dans un taxi jaune. Premier indice, vous êtes à New York ! Résumé : Bill  est à NY dans un taxis jaune et son patron n’est pas content. La fille de la machine à café est adorable mais pas assez pour être l’héroïne attendue dans le générique. Embouteillage, engueulade avec d’autres chauffeurs, feux rouges, voitures de police qui font pimpon. Et voilà un quart d’heure de passé. Vous avez eu le temps d’aller faire pipi, de vous servir une tasse de café, de vous caler un autre coussin sous les fesses. Le taxi jaune fini par arriver quelque part. On l’attaque. Mitraillettes. Des hommes encagoulés (des méchants ?)  arrachent Bill du taxi en feu. Le chauffeur git ensanglanté sur son volant. La pauvre, il avait une femme et quatre enfants. Vous ne comprenez toujours rien. Cela va durer trois quarts d’heures avant que le brouillard ne commence (tout doucement) à se lever. Les explications viendront, par bribe et par morceaux, d’une ténébreuse fille qui, dans le noir presque total, murmurera, la main sur la bouche et en tournant le dos à la camera, qu’il faut se méfier de Joe qui est sûrement à l’origine de toute l’affaire. Elle n’a pas le temps de terminer : elle reçoit une balle dans la tête d’un tueur à lunette dans le building d’en face. Heureusement, dans sa main crispée, Bill, toujours lui, trouve un papier qui indique clairement la piste à suivre. Et cela va durer deux heures. Vous pouvez toujours piquer un petit somme, l’affaire n’aura guère avancé. Vous aurez raté des voitures qui font des cabrioles. On en est au sextuple saut périlleux au dessus d’une montagne de carcasses. On ne connaît le nom d’aucun acteur (sauf Bill), l’héroïne n’est pas encore là (ou vous l’avez ratée). Ils se ressemblent tous : des petits Chicanos mal rasés : Pedro, Peppino, Arthuro, parfois un noir pour faire politically correct.

Ça fait du bien quand ça s’arrête. Vous vous reprochez de ne pas vous être couché. De ne pas vous être occupé de Madame. Elle a tricoté toute la soirée (un peu ringard, non ?) ou elle a fait des sudokus. Vous êtes courbatu, vous dormirez mal, demain, vous aurez la migraine. En vous rasant, vous vous demanderez qui en voulait tant à ce pauvre Bill et vous râlerez de ne pas avoir vu Julia Roberts. Julia Roberts ? C’était à la chaîne voisine ! Vous dit votre femme.

 

Tous les soirs, deux heures de connerie, sans compter les deux fois cinq minutes de pub si vous êtes sur RTL.

 

Clausewitz

20:30 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)

05/10/2009

Délinquants sexuels récidivistes

Délinquants sexuels récidivistes.

 

Ce sont les violeurs assassins qui doivent nous préoccuper. Ceux- là, quoique disent nos bons psychiatres, récidivent toujours. Il ne faut pas les confondre avec les grand pères tripoteurs ou les grands frères exhibitionnistes. Le prédateur type c’est Patrick Henri, si inopportunément sauvé de la guillotine par maître Badinter.  À peine relâché de prison par les moutons du pardon à tout crin, il se lance, et est attrapé dans un trafic de drogue. À l’époque j’avais été injurié par de braves gens qui en faisaient presque un saint. Il avait fait des études en prison, un imprimeur naïf lui offrait du travail. Il a été arrêté presque tout de suite. S’il avait pu vivre un moment en liberté, je suis certain qu’il se serait refait un petit garçon. Et là, même au prix d’émeutes, on aurait rétabli la peine de mort.

 

Dans les débats télévisés, il y a toujours des représentants des victimes. Parce qu’il crient vengeance, on essaie de les faire passer pour des criminels.  Les gauchistes et les psychiatres tiennent avec les assassins au nom de la « rédemption ». On ne peut pas condamner un homme à la prison perpétuelle. C’est pire que la peine de mort !

 

La question est simple : comment empêcher la récidive ? Il est impossible de prévoir leur comportement futur. Ils récidivent tous.

 

- Ce n’est pas vrai rétorquent les angélistes ! Il n’y a que deux pour cent de récidive. Mais cela fait un nombre impressionnant d’enfants massacrés, dépecés, enterrés vivants. Quand vont-ils, au nom de la rédemption, libérer Fourniret et Dutroux ? La réponse est simple : tous les criminels sexuels doivent être bouclés à perpétuité ou, mieux, il faut, pour eux, rétablir la peine de mort. C’est la seule façon d’empêcher la récidive. 

 

La castration chimique est une aimable plaisanterie. La testostérone ? On la trouve partout au marché noir des anabolisants pour sportifs. Pour retrouver son sexe, le « castré chimique » peut se renflouer à la testostérone pour quelques dizaines d‘euros.

 

Il reste bien sûr la castration chirurgicale qui, elle, est irrémédiable. Mais allez proposer cela aux angélistes pro criminels qui nous gouvernent…

 

Nous ne sortirons pas de ce dilemme.

 

Clausewitz

14:34 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (1)

30/09/2009

L'ère du galimatias

L’ère du galimatias[1]

 

Après l’élégance du Hérisson, je termine « La vie parfaite » de Catherine Millot. (Gallimard, collection l’infini, « Sous la direction de Philippe Sollers » Paris 2006.) Même éditeur, même galimatias. Le galimatias semble excellent pour les ventes. Le Hérisson a franchi le million d’exemplaire. J’ai rencontré hier Martine, une infirmière française. Ses collègues lui ont dit qu’il fallait absolument lire le Hérisson. « Faut s’accrocher au début, mais c’est BIEN ! » Elle crut abandonner. Elle ne comprenait rien. Mais elle a continué, « pour les copines ». « Si on laisse tomber les salades me dit-elle, c’est une jolie petite histoire, un conte de fée avec une concierge géniale qui tombe amoureuse d’un Japonais richissime et fou de culture.  C’est le  roi et  la  bergère. »

 

« La vie parfaite », c’est, en plus fort, en plus dense, le même galimatias. La première partie Jeanne Guyon, c’est  la nuit totale. D’où vient-elle ? Où va-t-elle ? Nombreuses références à Thérèse d’Avila et à Jean de la Croix. Mais eux, ils écrivent dans la lumière même quand ils parlent de nuit obscure. Thérèse, c’est parfois difficile car son propos est élevé, mystique, mais c’est toujours intelligible. Catherine Millot c’est tout le temps incompréhensible. Avec cette impression désagréable qu’elle se moque du lecteur. Au détour d’une phrase, je lis « les plaintes de la sainte et les cris de la fée ». Cela ne veut rien dire dans le contexte, mais je sais que  c’est le dernier vers d « El Desdichado»  le célèbre sonnet de Gérard de Nerval[2]. Pas de référence, un simple clin d’œil à celui qui sait. Les autres vont se faire foutre.

 

Quand on a le courage de se taper ce pensum, on en sort vaguement groggy, assommé de phrases sibyllines et de notions plus sibyllines encore. Les deux autres parties, Simone Weil et Etty Hillesum sont presque compréhensibles, mais on ne prend pas la peine de vous dire d’où elles viennent, ni qui elles sont. Jeanne Guyon, c’est l’hermétisme total. Sainte Thérèse d’Avila, c’est la clarté du soleil, Guyon c’est le noir absolu, l’incompréhensible. Le texte semble volontairement ( ?) galimatiesque. Sous la direction de Philippe Sollers, peut-il en être autrement ?

 

Gallimard fait le pari du galimatias et cela marche. Voir le succès de l’élégance du Hérisson.

 

Pour mémoire, la phrase de Rivarol [3]« Ce qui n’est pas clair n’est pas français »

En quelle langue édite maintenant Gallimard ?

 

Clausewitz

 



[1] Galimatias texte confus, embrouillé, inintelligible. Robert

[2] Je suis le ténébreux, le veuf, l’inconsolé

  Le prince d’Aquitaine à la tour abolie…

[3] Discours sur l’universalité de la langue française.

14:52 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)

29/09/2009

L'élégance du Hérisson

L’élégance du hérisson de Muriel Barbery Folio 2009.

 

Je viens de terminer ce livre. Il y a beaucoup à en dire. Je me suis cramponné au début parce que j’avais lu tous les ouvrages en référence. Je me demandais qui pouvait  bien avoir le courage de lire cette pédanterie. Et puis l’histoire, la vraie, commence, toujours entrelardée de références à St Augustin, à la phénoménologie d’Edmond Husserl confronté à Kant ; parfois à Platon, le banquet. Il y a les pantoufles. Le chien qui s’appelle Léon en souvenir de Tolstoï ; la petite fille, Paloma, pas en reste d’intellectualisme et puis ce monsieur Japonais qui comprend immédiatement pourquoi le klebs s’appelle Léon. En guise d’éloge funèbre d’un voisin, Renée articule la première phrase d’Anna Karénine, le brave Japonais, de mémoire, cite la deuxième. Renée tombe amoureuse de lui et lui idem. Mais elle se fait écraser par une camionnette : leur amour devient impossible. La petite fille ne se suicide pas. Grâce à Renée, elle redécouvre le sens de la vie.

Voilà ! Tout est artificiel et pédant. Réduite à sa plus simple expression, l’histoire est jolie. On m’a dit (?) que le film avec Josiane Balasko était émouvant mais qu’on n’y parlait pas de Paloma. Le mystère : comment un tel pensum peut-il arriver à 1 million d’exemplaire ? Et ça continue. Il est en folio, le poche de Gallimard. Je suis content de l’avoir lu. Tout le monde en parle. Tout le monde dit qu’il faut s’accrocher. Il n’y a pas un lecteur sur mille pour comprendre le blabla de Muriel Barbery mais cela ne fait rien, il faut le lire. C’est fait. Je suis fier de moi.

 

Clausewitz

10:53 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)

28/09/2009

Télévision, le drame quotidien

Télévision, le drame quotidien

 

Il y a deux millions de durs d’oreille en Belgique. 20 % des auditeurs et peut être davantage. Les chaînes françaises ont toutes le sous titrage télétexte. Parfois Arte aussi. Les Belges et RTL que nenni. Ils se moquent de leurs téléspectateurs.

Plus grave, la façon de tourner un film ou de jouer une pièce de théâtre a dégénéré. Les acteurs, surtout les femmes, parlent tout bas en tournant le dos à la caméra où en se mettant la main sur la bouche. Regardez un ancien film : tout est compréhensible. Les acteurs articulent, regardent la camera et ne lui tournent pas le dos quand ils parlent. L’élémentaire quoi ! Bien oublié en cette curieuse période électronique où, grâce aux amplificateurs, tout le monde se croit dispensé de parler pour être compris. Dramatiquement vrai pour toute la communication. Essayez de comprendre le sermon du curé, il a la bouche à côté du micro. Dramatiquement est  fortement exagéré puisqu’il ânonne des phrases qui n’intéressent personne.

 

Ne parlons pas de la pub. Heureusement, les chaines françaises la suppriment dès 20 heures trente (merci Nicolas). L’horreur c’est RTL avec deux interminables (plus de cinq minutes) séries de pub plus stupides les unes que les autres au milieu de chaque film.

 

S’il faut sélectionner son programme : premier choix les Français, voire Arte ; deuxième choix les Belges et, loin derrière les Luxos qui, sans sous titrage, vous étouffent, vous noient, dans la publicité.

 

Je me suis abonné à une médiathèque et je compose mes programmes moi-même, sauf s’il y un bon film sur une chaîne française.

 

Clausewitz

10:59 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)

27/09/2009

De Villepin: la déclamation

Villepin : La déclamation

 

Le XVIIIème siècle, que l’on dit « des lumières » fut en réalité, le siècle de la déclamation. C’est là que s’est arrêtée l’éloquence française  incarnée par Dominique de Villepin. Son plus beau discours déclamatoire fut celui à l’ONU contre la guerre en Irak. Avec des périodes, des formules ampoulées, des phrases pour  glaner des bonnes notes au bac. L’éloquence (cf.  Démosthène) c’est l’art de convaincre un jury, une assemblée, un comité. Ce n’est en aucun cas ronronner comme la plupart des orateurs de la Révolution. Avec l’affaire clearstream, il se surpasse. Il n’y a que Ségolène pour le battre en truismes. Le procès clearstream est obsolète. Les jeux sont faits. De Villepin s’accroche, prend des poses avec son sourire inoxydable.

Le grand bénéficiaire est Nicolas Sarkozy. Pendant qu’on parle de clearstream on ne parle pas de sa politique. C’est un leurre de plus, comme son divorce, son mariage, son élégante épouse.

 

Les déclamations ségoléniques de de Villepin sont nulles et non avenues. Pendant ce temps-là le PS continue de couler, de se noyer, de disparaître… Ce n’est pas beau ça ?

 

Clausewitz

13:48 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)

25/09/2009

tempêtes dans le verre d'eau français

La France a la spécialité des grosses vagues dans son petit verre d'eau. Tout récemmment Brice Hortefeux a été soumis à un feu d'enfer pour avoir dit simplement "quand il y en a un ce n'est rien,  quand ils sont nombreux cela pose problème". De plus il aurait dit cela dans une incidente et sur le ton de la plaisanterie. Maintenant, Nicolas Sarkozi embarqué dans un procès où il veut prouver qu'il a été calomnié par de Villepin dans l'affaire Clearstream dit simplement que les coupables doivent être punis par la justice. Aussitôt, la meute de chiens (comme disait Mitterand) se met à hurler à la présomption d'innocence. Etr cela cause, cela blablatte, ils sont pour, ils sont contre et on vous passe des heures de TV à disséquer RIEN. Du moment qu'on parle, tout le mende est content.

En Belgique où on ne connaît pas cette langue (tout le mondes dit "j'ai facile". La RTB parle de virage à 360 degrés) pas de danger que l'on fasse de l'exégèse sur la déclaration d'un ministre. Ils disent n'importe quoi et le lendemain le contraire. Personne ne le leur fait remarquer. D'ailleurs les Belges s'en moquent. Ils n'y croient plus depuis longtemps. Ils vont voter parce que c'est obligatoire. Tout le monde triche, mais nous en avons pris notre parti (sans jeu de mot). Nous sommes sans illusions.

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28/06/2009

Sivous avez un chien appelez-le Jackson

Si vous avez un chien appelez-le Jackson !

 

C’est le nom le plus courant chez les Cherokees. Après la Révolution, nos paysans appelaient leurs chiens, marquis, duc ou prince. Après la « piste des larmes » les Cherokees ont appelé leurs clebs du nom de leur bourreau, le président Andrew Jackson. Pour se faire réélire, en redistribuant leurs terres à ses électeurs, Jackson déporta 80.000 Indiens, surtout des Cherokees, au delà du Mississipi, en Oklahoma. Sur 80.000 déportés, 3000 furent transportés par les rivières. Les autres partirent  en octobre pour marcher 1750 km vers le Mississipi où ils arrivèrent fin novembre. Il en resta 5000, bloqués sur la rive est pendant tout l’hiver. Ils n’arrivèrent à destination à Fort Gibson qu’en mars 1839. Quatre à 8000 des exilés moururent de froid et de misère. Cet épisode, le plus affreux du génocide des Indiens, est appelé la « piste des larmes » pour les larmes de compassion versées par  les Américains qui les voyaient passer.

 

Jackson n’a pas fait que de mauvaises choses mais cette déportation atteint le sommet de la cruauté et du mépris. Les Cherokees s’étaient admirablement adaptés à la vie occidentale. Ils vivaient dans des maisons,  cultivaient la terre et pratiquaient l’élevage. La troupe américaine, les fameuses tuniques bleues, accompagnées des colons qui volaient leurs terres chassèrent les Cherokees de chez eux. Ils ne pouvaient emporter que ce qu’ils avaient sur le dos, enfants compris. Quand ils ne s’en allaient pas assez vite, on les abattait. Ils furent regroupés dans des camps de concentration avant d’être déportés dans les conditions ci-dessus.

 

Je possède plusieurs livres sur cet épisode tragique de l’histoire américaine qui procède purement et simplement de la haine des Indiens. Il semble que la mère de Jackson l’avait élevé dans cette haine. Cela ne l’avait pas empêché de se servir de ces mêmes Indiens dans sa guerre contre les Anglais. Jackson est le fondateur du parti démocrate.

 

Les billets de 20$ portent son effigie. Les Cherokees refusent de les utiliser. Ils se servent de deux billets de 10$. Quand je suis là-bas, je fais de même. Cet homme me fait horreur. Les politiciens sont en général capables de tout. Celui-ci dépassa toutes les bornes.

 

Clausewitz[1]

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



[1] Une émission a eu lieu sur Arte ce samedi  27 juin à 20h45. Assez objective.

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