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31/05/2007

L'aprofondissement de la foi

  L’approfondissement de la foi. Le 29 mai 2007

 

 

Mon curé, ce n’était pas sans perfidie, m’a demandé un soir de le remplacer à une réunion organisée par l’évêché. Objectif, fonder un cercle d’étude pour l’approfondissement de la foi. Tous les curés du doyenné étaient présents. Pas trop frais comme il se doit à notre époque, un peu gros, et d’une lassitude qui en disait gros sur leur enthousiasme pour le sujet de la réunion. Il y avait aussi des catéchistes, des professeurs de religion et le Doyen, propret et distingué, que nous avions à cette époque. La séance était présidée par une dame bcbg qui nous posa, d’entrée de jeu, la question fondamentale : qui allions-nous recruter pour notre cercle d’étude sur l’approfondissement de la foi ? Il se fit un grand silence… Je m’étais bien promis de me taire. Généralement, ma façon de voir les choses ne plait guère aux tenants de la religion actuelle. Je voulais simplement remplacer mon curé et lui rapporter les propos tenus. Mais comment se taire quand personne ne répond à la question de la dame ?  Dans un murmure, j’avais, dans mon dos, entendu quelqu’un qui voulait inviter des musulmans. Je pris la parole pour enfoncer une porte que je croyais ouverte : « Pour approfondir la foi, il faut recruter des gens qui l’ont déjà, par exemple, des personnes qui croient que le Christ est ressuscité, qu’il y a trois personnes en Dieu, qui croient en la transsubstantiation… » Mes paroles tombèrent sur un public glacial. Les gros curés gigotaient sur leur siège et certains catéchistes montraient des signes de réprobation. La dame bcbg ne releva pas mes paroles, elle lança un nuage de fumée sur l’assemblée, souleva des questions qui n’avaient rien à voir avec le sujet, brouilla les pistes et leva la séance. Je n’étais pas encore revenu de ma surprise que je me retrouvais dans l’allée face une catéchiste ironique et hilare : « Monsieur, vous avez la foi d’un enfant de douze ans ! » - « Madame, je prends cela pour un compliment, mais enfin, St Paul dit clairement que si le Christ n’est pas ressuscité notre religion perd toute sa signification… » « Vous en êtes toujours à St Paul, mon pauvre Monsieur » me dit-elle en me tournant le dos. « Mais enfin », lui dis-je en la rattrapant, « on ne suit plus St Paul ? Pour approfondir sa foi, il faut commencer par  réfuter St Paul ? Et la présence réelle ? » Cela la fit franchement rire et elle s’en alla pour de bon. J’étais stupéfait et personne ne venait à mon secours. C’était moi le renégat, l’hérétique. Pensez donc, un mec qui croit en la Sainte Trinité ! Dernière surprise et non la moindre, sur le seuil, je sentis une main se poser sur mon épaule. C’était le doyen. Sur le ton de la confidence, il me glissa dans l’oreille : « Vous savez Monsieur, moi, j’y crois ! » Mon cornichon de curé se riait malade. « Ils sont tous devenus comme cela ? » lui demandai-je. « Et oui, me dit-il. Nous sommes en terre de mission et c’est pourquoi, moi, prêtre polonais, je suis ici pour vous évangéliser à nouveau. » Les mauvaises langues, qui ne le supportent pas, disent qu’il fait partie de l’Opus Dei. Clausewitz

 

08:59 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)

29/05/2007

Que sont nos cocos devenus?

Que sont nos cocos devenus ? Le 28 mai 2007

 

 

Jadis à la RTB (était-elle déjà F ?) il y avait, tous les samedis matin, un émission baptisée « Le magazine des Sciences. » (Prononcez sciences)  Pendant une heure, de savants professeurs d’université, sociologues, ethnologues, économistes,   venaient expliquer aux humbles mortels la vision marxiste léniniste de la vie. Je frissonnais en les entendant se gargariser (le mot n’est pas trop fort) de matérialisme dialectique, de matérialisme historique, de la fin du capitalisme et de la supériorité de la dialectique marxiste sur la dialectique bourgeois. Ils avaient lu et distillé « Le Capital » et ne juraient que par son auteur, Karl Marx, à la grande barbe de la fin du dix-neuvième siècle (cinq présidents des USA ont eu une barbe à cette époque), et son copain Engels qui, de Vienne, avait réussi à engrosser sa servante. De ceci on ne parlait jamais. Il ne faut pas briser les idoles. Je les écoutais souvent dans mon bain et je voyais notre monde épouvantablement bourgeois fondre comme un sucre dans une tasse de café sous la poussée de la pensée pure, de la pensée absolue, de la pensée marxiste léniniste. Et puis le mur s’est écroulé et tous mes professeurs se sont envolés comme un groupe de moineaux sur un claquement de mains. Toute la dialectique marxiste léniniste a disparu. Le matérialisme du même nom aussi. Le matérialisme est resté, bien sûr, plus triomphant que jamais, mais il n’est plus marxiste ni léniniste. Le 9 mai 1945, il n’y avait plus un seul nazi en Allemagne. Nazi ? disait-on, de quoi parlez-vous ? Il y en avait peut-être quelques uns chez de lointains cousins, mais ils sont tous morts sur le front russe et, de toute manière, nous ne les avons jamais fréquentés. Idem à la RTB devenue F : plus une seul marxiste à l’horizon. Ils sont toujours gauchistes mais ils n’ont jamais été marxistes ! Qu’allez-vous chercher là ? Je ne le crois évidemment pas. Il y en avait tellement qu’on doit pouvoir trouver dans des doubles cloisons des tas de professeurs marxistes léninistes que l’on nourrit en cachette. D’où le déficit chronique de l’institution. Clausewitz

13:03 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)

27/05/2007

L'Eglise se délite 2

L’Église se délite (2) le 27 mai 2007

J’ai le plus grand respect pour une hostie consacrée.

 

 

Un responsable des cours de religion d’un grand collège catholique répond à ma question « croyez-vous encore à la présence réelle ? » par la phrase : « j’ai le plus grand respect pour une hostie consacrée ! » Dont acte. Le rejet de la présence réelle dans l’eucharistie, c’est la pierre d’angle retirée, c’est la raison des lézardes de l’édifice. Plus rien ne peut tenir ensemble désormais. Une analyse logique simple le fait apparaître dans toute sa lumière.

 Pourquoi autoriser les divorcés remariés à recevoir la communion ? Première raison : l’Église, quelque part, ferme les yeux sur le  divorce. De toutes parts on signale des « bénédictions » accordées, aux remariés par des prêtres compatissants. Il y a tant d’histoires navrantes dans ce domaine. Faut-il vivre seul et chaste en « cocu chrétien »  ou, refaire sa vie ? La question de la communion tombe d’elle même si on ne croit plus à la présence réelle. On ne reconnaît pas le divorce mais, de toute manière,  on ne leur donne qu’un morceau de pain, consacré il est vrai, mais pain quand même. La confession est reléguée au rang des vieilles lunes ? Normal, il n’est plus nécessaire d’être en état de grâce (On va me demander de quoi je parle) pour communier puisqu’il ne s’agit que de pain. Le secret de la confession, c’était du pur baratin. Quel ridicule que d’aller raconter ses péchés intimes à un curé libidineux ! Supprimons ce « tribunal de la pénitence » et vendons les confessionnaux. Le baptême ? Tout le monde peut et a toujours pu l’administrer. La confirmation ? Il faut un évêque. Il y en a toujours. Le mariage, nous en parlons ci-dessus et dans la partie 1. À la limite, comme ce sont les époux qui se confèrent ce sacrement, ils pourraient le faire en privé, comme le raconte Casanova, quand il épouse une jeune religieuse. Le sacrement de l’Ordre ? Voilà la grande affaire ! « Tu es sacerdos in aeternum » (tu es prêtre pour l’éternité) dit l’évêque lors de l’ordination. Prêtre pourquoi faire ?

 

Puisque le sacrement de l’eucharistie n’existe plus. C’était le seul sacrement où le prêtre était irremplaçable. Il avait le pouvoir de changer le pain et le vin dans le corps et le sang du Christ. Maintenant que ce n’est plus qu’un symbole, n’importe quel laïque peut suffire. Pourquoi tout ce tamtam sur le manque de vocations ? Un simple chômeur peut faire l’affaire, cela créerait des emplois. Comme les prêtres assermentés de la Révolution, il n’est même pas nécessaire d’avoir la foi. Tous les curés l’ont-ils encore ?Quand je pose la question de la présence réelle, en réponse, je ne reçois que des haussements d’épaule. Encore un tordu qui se tracasse. L’ancien monde vient de s’écrouler et il ne faudrait pas se tracasser ?   Clausewitz

 

 

09:39 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (4)

24/05/2007

La margarine, un produit naturel?

Culture et mystification le 24 mai 2007

 

 

La margarine, un produit naturel ?

 

 

On a présenté Göbbels comme le prince de la propagande. Il n’était pourtant qu’un enfant à côté de ceux qui ont fait croire à la planète entière, médecins en tête, que la margarine était un produit naturel. « Tu manges du beurre, toi, un médecin ! » me dit un jour, à table, un conseiller provincial, fermier, spécialiste des problèmes agricoles. « Le beurre, n’est-ce pas un poison ? C’est en tout cas ce que me dit mon beau fils, médecin lui aussi » Le brave homme, n’osait pas consommer sa propre production. Il avait une vague mauvaise conscience d’en écouler sur le marché. « Il n’y a rien de vrai dans tout cela » lui répondis-je, « Il ne faut pas consommer trop de beurre, c’est vrai pour toutes les matières grasses, nous mangeons  trop de tout. Mais il ne faut surtout pas remplacer le beurre par la margarine ! Cette dernière,  pur produit de l’industrie chimique, contient des acides gras « trans » (transfatty acids) qui augmentent le LDL cholestérol, c’est à dire le mauvais cholestérol. On nous vend la margarine avec de charmants petits écureuils et des bruits de feuillage. Tout le monde marche. La margarine, considérée jadis comme un ersatz bon marché du beurre, a désormais sa place au petit déjeuner des plus grands hôtels. « J’ai bien compris que tout cela n’était que propagande quand vous avez dit à la tribune (discours sur le beurre à la tribune du conseil provincial de Liège en 1986):  On critique le beurre parce qu’il concurrence  la margarine : on l’accuse de contenir trop de cholestérol. On ne critique jamais le fromage, qui en contient tout autant, parce qu’il ne concurrence pas la margarine » me dit un jour, après une séance du conseil provincial, un bourgmestre de la région. Nous sommes entrés dans une ère de propagande globale. C’est à dire s’adressant à toute la planète. Je reparlerai des derniers immenses bobards que nous avons reçus sur le coin de la figure. À cette occasion, j’organiserai un petit concours : à qui ce bobard profite-t-il ? (Pour mémoire : bug de l’an 2000 ; trou de la couche d’ozone, réchauffement planétaire, grippe aviaire etc. etc)   Clausewitz

 



 

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21/05/2007

Impunité des tueurs

Culture 21 mai 2007 Impunité des tueurs Georges est vigile dans un grand magasin. Un matin, au moment de l’ouverture, deux malfrats attaquent la banque, braquent le personnel et sortent en courant en emportant un sac. Georges veut s’interposer. Il frappe un des deux gangsters avec sa radio portative, sa seule arme. L’homme riposte avec un colt 45 et lui perfore les tissus mous de la cuisse. Georges s’écroule. Il entend l’autre bandit hurler : « Tue-le ! Tue-le ! Il ne témoignera pas ! ». Georges croit déjà sentir le projectile de 11,43mm lui perforer les entrailles. Dans un éclair, il pense : « s’il me tue, il sera  privé de dessert pendant un mois ! Ma femme et mes deux petits seront privés de papa toute leur vie ! » Le malfrat, pourtant assuré de l’impunité totale, ne tire pas. Il ajuste la tête de Georges, puis il baisse son arme et reprend sa course. Georges s’est mal remis.  Il conserve un tremblement intérieur. L’assurance lui  fait des tas d’ennuis. « Comme si j’étais responsable du hold up ! » dira-t-il. « Vous auriez dû faire ceci, vous auriez dû faire cela… » « Je n’avais pas d’arme ! Pas même un pistolet à bouchon. Tout le monde aurait été content que je fusse mort. Cela aurait simplifié le dossier ! »

 

Je me pose la question : comment trouve-t-on encore des vigiles ? Ils sont sans armes et en plus, surtout les « sorteurs » de dancing, devant le magistrat, ils ont toujours tort. Ce sont eux les provocateurs. « Vous êtes aussi large que haut ! » reprochait une magistrate à un de mes patients qui, attaqué par un malandrin, avait riposté et lui avait cassé une dent. Pauvre petit malandrin sans défense…En Belgique, il n’y a plus que les gangsters à pouvoir disposer d’une arme. Même les flics doivent rentrer chez désarmés. Tout cela parce qu’un malade mental a fait feu sur deux femmes à Anvers. Quousque tandem abutere patientia nostra Loretta ?  Clausewitz

20:00 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)

20/05/2007

La démocratie n'est pas totalement pourrie

Culture 20 mai 2007

 

 

La démocratie n’est pas totalement pourrie

 

 

C’est l’opposition qui est pourrie. Pourrie par les majorités éternelles, surtout en Wallonie où certaines majorités socialistes règnent depuis plus de cent ans. L’opposition est bien coite dans son trou. Plus personne n’y ose prendre la parole pour attaquer les maîtres du jeu. Toutes les places, jusqu’à la moindre femme d’ouvrage, sont prises depuis un siècle par les mêmes familles. Le recrutement se fait selon l’adage du Régent, le duc d’Orléans : «Tout à la faveur. Rien au mérite ! » C’est vrai jusque dans nos universités. Quand je me suis présenté aux élections communales de 1982, j’ai fait une campagne féroce pour dénoncer les innombrables domiciles fictifs mis en place par le PS. Un ex secrétaire communal m’a invité à le rencontrer. Il m’a dit :

 

            - Ne me faites pas rire, monsieur le candidat, sitôt élu, on vous fera taire !

 

            - Pardon ?

 

            - Quand vous aurez besoin d’un camion de gravier pour votre allée, ou d’une nacelle pour couper vos arbres, on s’empressera de vous contenter et vous n’oserez plus ouvrir la bouche.

 

            - Je ne me tairai pas !

 

            - On verra !

 

            Je ne me suis pas tu. J’ai dénoncé le secrétaire communal qui utilisait à temps plein cinq employées pour son commerce de timbres. Il a été mis en prison. Tout a finalement, comme toujours, été noyé dans la mélasse. Il a récupéré tout ce qu’il avait perdu et  même retrouvé sa place de secrétaire communal.

 

            Je me battais seul. Même mes collègues de l’opposition, dont j’étais le chef de groupe, estimaient que j’en faisais trop. Il faut être obséquieux avec les maîtres. Personne ne m’en a été reconnaissant, mais j’avais déstabilisé le pouvoir. Ils se tenaient à carreau quand ils proposaient la moindre mesure. Pour la campagne suivante, leur slogan fut : « Le retour de la confiance ». Quant à moi, je n’y ai rien gagné. J’ai perdu de nombreux patients. Je fus considéré comme une vague fasciste et j’ai été défenestré de mon groupe. Tout le monde y prônait la collaboration à tout crin. « Une opposition constructive » disaient-ils…

 

            Disraeli disait  “ The duty of the opposition is to opposite”. (Le devoir de l’opposition c’est de s’opposer). Ici c’est de ramper devant la majorité.

            Quand un conseiller de l’opposition dévoile un scandale, il est suspect. Il mélange tout, il confond certains salopards avec le parti dont toutes les combines ne peuvent être qu’honnêtes. Le parti ? La pureté même. N’a-t-il pas défendu l’ouvrier il y a 150 ans ?

            C’était naguère à Charleroi. Quand commencera-t-on à Liège ? Peut-être quand l’opposition s’opposera ?

 

Clausewitz

18:03 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (2)

19/05/2007

Le Cargo culot suite

19 mai 2007

 

 

Le Cargo cult, suite

 

 

Le Cargo cult est l’illustration du fonctionnement du cerveau primitif dont nous avons été témoins dans les deux derniers siècles. Les biens manufacturés apportés par les cargos, les bateau et les avions, sont des biens fabriqués par les dieux dans un lointain au delà : au delà des mers, mais venant incontestablement du ciel puisque les cargos montent à l’horizon dans le ciel. Pour les naturels de la Papouasie, (certains sont encore anthropophages dans les années cinquante), il s’agit de concurrencer l’homme blanc qui pratique des incantations magiques pour faire venir du ciel tous ces bienfaits. Et on prie, on construit des pistes d’atterrissage et on invoque. On crée des mélopées pour soutenir les prières. Une religion est née. Elle est simple et primitive. Cela ne ressemble pas encore aux grandes religions pleines de lectures, de révélations et de livres, mais  je postule que tout a commencé de la même façon. En Papouasie, nous assistons à la naissance d’une religion. Il faudrait pouvoir se reporter à quelques millénaires en arrière, pour assister à la naissance d’autres religions primitives. En Amérique, nous avons côtoyé, avec les Peaux rouges, les hommes de l’âge de la pierre. Voir les tomahawks faits d’une pierre liée à un manche par des boyaux d’animaux. Une population qui ne connaît même pas la roue. Voir sa religion primitive avec le Grand Esprit et ses innombrables totems. La piste de la naissance de la religion est partout la même et le cargo cult n’en est que la manifestation naissante. Une observation superficielle y verra du mimétisme et c’est du mimétisme par la copie de notre gestuelle, mais le fond est religieux : on demande des bienfaits au ciel par des incantations. Nos religions sont devenues de gigantesques fatras où les mythes se croisent et s’entrecroisent. La religion égyptienne recèle, à notre grande surprise, des mythes que l’on retrouve, après des millénaires,  dans nos religions adultes. Nous allons devoir chercher la culture humaines et ses origines aux confins de quelques milliers d’années. Incroyablement peu. Un clin d’oeil en regard de la durée de la planète. Le temps existe-t-il réellement, en dehors de nos appareils de mesure ?

 

 

 

Autre religion « spontanée » : un mage breton des années cinquante montrait à ses ouailles des signes dans le ciel indiquant que le salut était à l’ouest. Tous les jours, vers midi, une grande traînée blanche sillonnait le ciel. Tout le monde pouvait la voir. Il s’agissait du Super Constellation qui faisait Paris New York.

 

 

Clausewitz

 

 

 

17:39 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (1)

17/05/2007

Le cerveau? C'est une glande à religion!

Culture.

 

 

L’origine des religions

 

 

Le cerveau ? C’est une glande à religion !

 

 

 

            - La religion est une des grandes motivations humaines. Le cerveau ? C’est une glande à religion ! Tout ce que les hommes ne comprennent pas, ils l’expliquent par la magie, la sorcellerie, les astres et une foule de dieux divers. Quand tout ce fatras s’organise, il devient une religion. Pour ne pas mécontenter les dieux, chaque religion édicte des interdits. Ces tabous sont organisés en règles strictes, parfois très compliquées. Il faut les conserver pour les transmettre. D’où le langage sacré et l’écriture. Les Celtes, avec leurs druides, ont échappé à cette règle. Ils avaient des écoles où  le savoir se transmettait de mémoire. C’est bien regrettable car toute leur science a disparu. Il y a bien d’autres religions dont les traces ont disparu, mais il est parfois possible de déceler quelques bribes de connaissance par l’étude des langues anciennes et très anciennes, telles que le sanscrit.

 

 

            - Toute religion procède donc de la magie ?

 

 

            - On peut dire cela, mais, de temps à autres, apparaissent des hommes capables de synthétiser la religion et, par des écrits, de transmettre une cosmogonie cohérente dont la première fonction sera de s’opposer aux autres religions et de déclencher des conflits, des guerres et des massacres. Les guerres de religion sont animées par des passions déchaînées. On vous massacre, on vous coupe en morceaux, parce que vous porter une image de la Vierge ou parce que vous n’en portez pas. Les religions elles-mêmes se diversifient en branches sœurs qui sont des branches de haine : les catholiques et les protestants, les sunnites et les chiites. Les passagers du Mayflower, les pilgrims, fuyaient l’Europe pour pouvoir exercer, en Amérique,  leur culte en toute liberté. À peine arrivés, ils se divisèrent en une série de chapelles qui commencèrent à se persécuter. La guerre est inscrite dans la nature humaine. Quand il n’y a pas de prétexte religieux disponible, on se bat entre supporters, entre partis politiques, entre sexes.

 

 

           

 

 

 

            - C’est affreux ce que tu me dis.

 

 

            - C’est la stricte réalité. On peut, bien sûr, porter des lunettes de bois et s’en aller criant que « tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil », il n’en reste pas moins vrai que l’espèce humaine est avant tout une espèce massacreuse. Nous avons fait disparaître notre cousin, l’homme du néanderthal. Le seul génocide réussi.

 

 

            - Réussi ? Les autres ont échoué ?

 

 

            - Il reste toujours des survivants. Ils font renaître un peuple pour crier vengeance et recommencer le massacre à l’envers.

 

 

            - Sachant tout cela, tu restes optimiste et joyeux ?

 

 

            - Il n’y a aucune raison d’être pessimiste. De toutes manières nous ne comprenons rien, ni à nous mêmes, ni à l’évolution de l’espèce. D’où venons-nous ? Où allons-nous ? Nous n’en savons strictement rien. Tous les racontars bibliques et scientifiques ne sont que balbutiements d’aveugles et de sourds. Nous sommes dans le noir et, vraisemblablement, nous y resterons.

 

 

(Pavane pour une dame frileuse et seulette. Christian Oosterbosch. À paraître.)

 

 

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L'Eglise se délite

Culture

 

 

16 mai 2007

 

 

L’église catholique se délite. Est-ce surprenant ?  Comment les fidèles pourraient-ils ne pas avoir perdu la tête après les bouleversements de ces dernières années ?

 

 

Il y eut d’abord la suppression du latin. Bien sûr les primaires ont applaudi. Nous ne comprenions quand même rien, ont-ils dit. Faux, puisque nous avions des missels avec traduction juxtalinéaire. C’était notre langue commune, notre espéranto, la langue de tous nos frères. Toutes les invocations dont nous avions l’habitude, les chants grégoriens, le sanctus, le credo, le kyrie eleison, tout cela résonnait dans nos oreilles… En supprimant le latin nous avons supprimé notre universalité, notre catholicité, puisque catholique signifie  en grec « kata olèn guèn », par toute la terre.

 

 

            Nous avons supprimé la confession, le sacrement de pénitence. Il est remplacé par une réunion où, tous ensemble, nous pensons à nos péchés. Supprimé, purement et simplement ! Raz la table. On vend les confessionnaux  aux brocanteurs et aux antiquaires.

 

 

            L’ex sainte communion distribuée dans la main fut désacralisée. Il ne fallut pas longtemps pour qu’on se mette à douter de la présence réelle de Jésus dans l’eucharistie. Maintenant, il faut se lever de bons matins pour trouver un prêtre qui y croit encore. « C’est un symbole » disent-ils, amusés ou agacés. Personne ne se souvient-il des fêtes du septième centenaire de la Fête Dieu à Liège en 1946, de l’allégorie de la lune tronquée, d’Ève de St Martin et de Julienne de Cornillon, de la procession des bateaux des paroisses sur la Meuse ? Un symbole disiez-vous ?

 

On ne pouvait pas communier après avoir mangé. Un flocon de neige ne rompait-il pas le jeune ? Maintenant, on peut y aller après un gueuleton, voire même après une orgie. Normal,  ce n’est plus qu’un symbole.

 

 

            On ne jeûne plus puisqu’en tout temps, on baffre. On ne se marie plus. Même dans les familles les plus chrétiennes, on accepte que les enfants se mettent en ménage. Pour essayer. On verra après quand ils auront eux-mêmes des enfants. Et même ?

 

 

           

 

 

 

 

            Et vous voudriez que les fidèles soient encore fidèles. Fidèles à quoi ? À ces prêtres assermentés ? La semaine dernière, je suivais un enterrement. Un ami m’a confié que le prêtre ne croyait pas à la résurrection du Christ ! Dame pourquoi y croirait-il encore ? Puisque le concile Vatican II a tout foutu par terre. « On juge l’arbre à ses fruits » disait quelqu’un dont tout le monde a oublié le nom.

 

 

            Voyez les fruits du concile.

 

 

                                                                                  Clauzewitz

 

 

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15/05/2007

Sur Clausewitz suite

Sur Clausewitz, suite.

Tous ceux qui ne sont pas allemands ont une bonne excuse de ne pas avoir lu le stratège prussien. Ils ne disposaient pas de traduction correcte. A West Point, les Américains ont pris comme bible les ouvrages de Antoine Henri Jomini (faire la guerre) qui n'est tout au plus qu'un tacticien. Les lecteurs français disposent depuis 1950 de l'excellente traduction de Denise Naville et n'ont donc plus d'excuse à ignorer Clausewitz. Ce dernier a été l'inspirateur de Lénine, de Mao Tsé Tung, de Hochimin et de Giap. Les Occidentaus n'y ont vu que du feu. La guerre du Vietnam a été l'illustration de l'absence de théorie stratégique valable dans le camp américain. Et pourtant tout était dans Clausewitz qui évoque Frédéric II: petite puissance militaire mais immense force politique. Exactement comme le Vietnam qui allait jusqu'à déstabiliser les USA jusque sur leurs campus. Les Occidentaux n'ont rien vu. Ce n'est pas la multiplication de la puissancede feu qui compte c'est la conscience politique et le maniement de l'opinion.

22:04 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)